Rituel aztèque

Texte trouvé chez Joseph Darabont

… mais il faut suivre l’usage du Pays du Couchant, la Terre Trois Fois Soulevée, Mu la Grande au-delà de la Mer Infinie…

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… comme Huitzilopochtli, avec une capeau de peau d’homme écorché et deux épaulettes rouges et deux iyequachtli et un collier de pierres bleues, car il est le soleil. Et il tient un fouet d’or et de cuir.

Et elle, elle est Huixtocihuatl, la mère de la Grande Eau Salée d’Occident, et comme telle elle est vêtue : elle a une cape et un panache en plumes de quetzal et une coiffe et un pagne blanc et des bouchons d’oreille en or et elle a de petites clochettes d’or à ses sandales. Et dans sa main, elle tient un fouet d’or et de cuir. 

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Et les trois femmes sont présentes, et l’une d’un masque de plume de quizcal est couverte et l’autre est peinte à la semblance du Miroir Fumant. La troisième, on la baigne dans la rivière et on la purifie pour le sacrifice.

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Et dans les braseros on fait brûler les herbes aromatiques et il y a des fumigations et on donne à chacun de l’extrait de la plante de Chichimana.

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…et des guirlandes d’iztauhyatl…

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Et quand l’esprit des jaguars s’empare des hommes, et que l’esprit des serpents s’empare des femmes, ils s’accouplent devant l’autel, deux à deux ils s’accouplent mais ils ignorent avec qui.

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Et on le loue, le guerrier qui de lui-même fait l’offrande de son sang. Et on marque le brave du sang du jaguar sacrifié. Son corps on le marque, avec les grands traits rouges comme Notre Seigneur l’Ecorché. Alors le Sacrificateur entre dans le brasier et le feu mord sa chair et il brûle à grande douleur, et quand il tombe à terre seulement, on vient le secourir.

Alors la Fiancée du Sacrificateur entre dans la rivière et l’on tient sa tête sous l’eau jusqu’à ce qu’elle s’endorme, alors seulement, on vient la secourir.

Et ensemble, ils prononcent les Mots de la Consécration et les Mots de l’Apaisement. Et le prêtre caresse la Fiancée pour la remercier.

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Et le bassin contiendra la semence, et aussi de la bière de maïs, de l’eau et le sang des sacrifices.

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On traite les sacrifiés comme on les traite à la fête du sel. Aussi doit-on d’abord entailler les joues du museau rond de l’épée, puis, du tranchant, frapper jusqu’à ce que cèdent et se brisent les os de la poitrine. Et on retire à la main viscères immondes et organes qui ne serviront pas, tant qu’ils sont encore chauds, et on les place dans l’urne verte, et trois jours après on lance l’urne à la mer. Mais le cœur, fleur de la poitrine…

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… tirer de son corps le cœur, fleur de la poitrine, et on le pressera au-dessus de la baignoire, puis on le mangera. Et celle qui aura été purifiée dans la source, on l’égorgera pareillement et on recueillera son sang pareillement, et on fera chauffer la graisse de son corps pour la faire fondre, et on versera cette graisse dans la baignoire, et ensuite seulement on mangera de sa chair.

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Et celle qui porte le masque de quizcal, on lui brisera la nuque d’un unique coup de massue mais on ne fera pas couler son sang et on laissera les charognards dévorer sa chair.

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Et en émergeant du bassin, le corps est jeune et guéri de tout. Comme le maïs perd sa peau pour germer, comme Xipe Totec s’écorche pour nourrir les hommes, on laisse derrière soi une peau ancienne et une peau nouvelle est née. Et on est jeune et fort mais pourvu de l’expérience d’antan, et on est immortel pour dix fois dix lunes, comme l’étaient les rois du Pays du Couchant.  

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