1943 – 1954
This Is Venice… Bitch !
6 Juillet 1943
J’ai rencontré de nouveaux gradés de l’OSS. Le boulot d’Ezio avec les fermiers a bien payé. Ils prévoient de venir installer de nouvelles bases, de bonnes choses en perspective, j’ai fait en sorte qu’ils ne m’oublies pas.
26 Juillet 1943
J’ai accompagné Luciano et quelque uns de ses gars pour rendre une petite visite à des amis sur le port de Long Beach. Les dockers avec qui on a pris l’habitude de bosser, reçoivent la visite régulière de fouteurs de merde à la sauce pachucos. La brume sur le port était épaisse cette nuit, étrangement épaisse pour cette époque de l’année. Luciano et ses hommes durent même se couvrirent la bouche et le nez pour respirer. Et surtout, on n’y voyait pas à deux mètres.
Les connards nous attendaient. Une belle embuscade, dans les règles de l’art. Leur objectif depuis le début n’était pas de détrousser quelques dockers mais bien de faire venir « la sécurité » pour l’éliminer et récupérer le marché. Leur plan était bien ficelé, ils couvraient tous les angles et ils avaient amené avec eux une sacrée puissance de feu. On est entré dans le hangar pour retrouver nos amis, j’ai senti dans ma nuque le frisson du danger. Je eu le temps d’observé attentivement les lieux, j’étais persuadé d’un danger imminent. J’ai fait signe au groupe de s’arrêter, juste à temps pour apercevoir, ironiquement tendu entre deux caisses, un fil comme j’en ai posé beaucoup. Les salopards ont piégé le hangar. On a eu de la veine parce qu’on avait laissé les portes ouvertes, la brume épaisse de cette nuit a envahit le hangar rapidement, ça nous a offert un sacré couvert. On ne leur a pas laissé le temps de comprendre qu’on avait compris. On s’est replié avant qu’ils ouvrent le feu…
12 Aout 1943
Les Bases de l’Armée de l’Air sortent de terre. Ces types ont un sens de l’organisation admirable. En à peine 1 mois l’histoire était bouclée. Mes connaissances dans l’armée ont bien menés leurs barques et occupent de belles places désormais au sein d’une de ses bases.
9 Septembre 1943
Aujourd’hui, j’ai lu les journaux, j’aurais pas du.
Les nouvelles de la guerre sont terribles, j’en viens à m’inquiéter pour mes enfants, éparpillés aux 4 coins du globe. Ils sont l’avenir de ma famille, un témoignage vivant de l’époque où je marchais le jour. Je les ai éloigné de moi pour les protéger, pour me protéger. J’ai pu me plonger entièrement dans ma vie d’enfant de la nuit mais plus les années passent plus je me sens devenir un homme vide. Mon passé mortel me manque, ma famille me manque, ses émotions me manquent…
13 Septembre 1943
Je suis allé voir Agata cette nuit. Il fallait que je lui parle pour que je comprenne le chemin qu’elle avait fait depuis que nos vies se sont séparées. Je crois qu’elle a finalement décidé de me pardonner.
Elle m’a avoué qu’elle regrette de ne jamais avoir pu porter le deuil après mon passage à la clandestinité. Il va falloir que je lui permette de devenir veuve, d’enterrer son mari et clore ce chapitre de nos vies.
25 Novembre 1943
Anniversaire contre mandé / politics / Ressource -1
10 Février 1944
Ouverture conseil révolutionnaire / Statut Anarch / Politic
4 Avril 1944
Le gens de pourront pas dire qu’à Venice on ne sait pas recevoir. Je pense que l’on parlera encore longtemps de l’Anniversaire de la Famille. Faut dire qu’on a mis les petits plats dans les grands, on a quand même déménagé et reconstruit le Six Feet à l’identique pour leur offrir le frisson de la grande époque. Cette nuit Andréas m’a appelé Don Benito de Los Angeles pour la première fois.
5 Avril 1944
Y’a eu un truc étrange… enfin… étrange pas tellement pour la famille c’est sûr mais pour moi c’est pas le quotidien. J’avais senti plusieurs fois dans la nuit comme un souffle froid qui courait autour de moi, dans l’ambiance de la soirée en famille je n’y ai pas prêté attention et puis j’ai croisé Jo. D’abord il a ouvert grand les yeux, ensuite il a fait son petit sourire malicieux de nécromant.
Apparemment, une esprit de l’autre coté est tombée amoureuse de moi. Je ne sais pas ce qu’elle perçoit exactement… à écouter Jo, elle me prendrait pour son premier amour de jeunesse… j’étais en train de devenir un lien avec notre monde pour elle. Après tout il fallait bien que j’y vienne.
Elle s’appelle Viviane.
10 Mai 1944
Fulmination Justicar / Voerman / Statut Anarch
3 Aout 1944
J’ai pu rendre son service à Stefano. Buccola m’a refilé des infos de premières mains pour un beau projet immobilier à Downtown. Faire de belles affaires sans sortir de chez lui c’est un sacré cadeau pour Stefano, je crois que je l’ai convaincu qu’ensemble nous ferons de bonnes choses.
12 Octobre 1944
Cette nuit j’ai senti Viviane partir, je crois même que je l’ai entendu crier.
Le Maelström, m’a dit Jo… La pauvre, elle n’a pas pu lutter longtemps, elle a été aspirée, condamnée à je ne sais pas bien quoi… mais elle ne méritait pas ça… poussière tu retourneras à la poussière…
23 Novembre 1944
Cette nuit au Six Feet un type du nom de Hodel m’a tapé dans l’œil. Il est client depuis plusieurs semaines, la poule au bras et le champagne facile. J’ai remarqué par hasard son manège mais sous ses airs de brave docteur en goguette, en fait le mec est en repérage.
24 Novembre 1944
J’ai pris mes infos, Hodel n’est pas lié aux milieux. Ce mec cherche autre chose… Va falloir que je tire les choses au clair.
27 Novembre 1944
J’ai fait parler Hodel. Ce type est assez fascinant, son esprit est vif et brillant, sans doute un peu trop. Il a compris que les clients du Six Feet ne sont pas tous « normaux ». Il a l’œil aiguisé le bougre. Ce mystère l’attire d’une manière qui pourrait être dangereuse pour lui et pour nous.
29 Novembre 1944
Georges était de nouveau là ce soir pour fouiner. Il sait pour le sang c’est évident. Il va falloir que je dise au personnel de mieux surveiller nos hôtes, certains débordent et Georges l’a vu. Si je ne fais rien la situation va dégénérer. Cet imbécile est parti en suivant un client. Ca va, le type en question est un mortel…
30 Novembre 1944
Pour le moment j’ai décidé de laisser Georges continuer son enquête, sa compagnie est trop stimulante pour que je le fasse partir. Au fond j’aime bien l’observer chercher des réponses. Son analyse et sa vision des choses m’intrigue vraiment… Si je le surveille de prêt il ne pourra pas être bien dangereux.
11 Février 1945
Aujourd’hui j’ai commencé l’entrainement de la petite Ayamé. Si elle veut durer dans cette ville, elle va devoir être capable de se défendre. Cette coquine encaisse bien les coups, je n’ai pas frappé trop fort pour commencer mais c’est une bonne élève, on va bien s ‘amuser. Elle apprend vite, c’est bon signe pour elle.
17 Avril 1945
J’aime me promener la nuit dans Venice, voir les choses évoluer. Souvent je passe devant les mêmes maisons, celles des pionniers, les premières familles à être venues s’installer ici avec nous. Pour la plupart elles sont issues des rangs de Cosa Nostra, ce qui fait qu’en quelques sortes nous sommes de la même famille. J’aime voir la vie s’épanouir ici, je leur dois beaucoup. Je dois les protéger.
8 Mai 1945
Une bonne nouvelle est arrivée dans la journée. La guerre est finie, les enfants vont rentrer !
Cette nuit je suis monté sur le toit de l’Immeuble, j’avais besoins d’air. De là haut, j’ai contemplé Venice et tout ce qu’elle représente pour moi, ce que nous avons réussi, je que j’ai réussi… tout ce que j’ai réussi… orphelin défiguré, survivant d’une vie violente, me voilà Benito Giovanni, Don de Los Angeles, Baron de Venice… qu’ils viennent me chercher maintenant…
23 Juillet 1945
Dissolution de l’OSS
7 Septembre 1945
J’ai beau avoir compris depuis longtemps qu’il y a beaucoup de chose qui interagissent avec notre monde, j’aime encore être surpris sur ce point… surtout tant que ça se fini bien.
Gaby m’a montré à la télé, les images d’Hiroshima mais ce que j’ai vécu ensuite fut bien plus effrayant… vraiment plus effrayant. (cf. Tony Aiello)
22 Septembre 1945
L’audit souterrain
02 Novembre 1945
J’ai encore accompagné Georges cette nuit. Il va souvent à ces soirées organisées par des artistes à la mode. Leurs soirées sont sympas bien qu’assez prévisibles… vivant je n’avais pas autant conscience du besoins permanent des mortels d’éprouver leur existence par le sexe… le détachement de la mort ouvre les yeux… sur ce que j’ai perdu…
05 Novembre 1945
Ce soir avec Georges, on est retourné dans cette villa de Beverly Hills. On est arrivé tard, ils étaient déjà au « dessert »… L’avantage c’est que dans leurs états pour ce nourrir les choses sont faciles ici.
Et pour ne rien gâcher leurs sangs sont suffisamment imbibés de diverses substances pour provoquer une ivresse pas désagréable.
12 Novembre 1945
Cette nuit encore à BH. J’ai encore abusé des offrandes de la soirée… et là je l’ai vu…
Belle comme la nuit, attirante comme l’ombre. Je ne sais pas si c’est moi qui suis allé vers elle ou elle qui est venue vers moi. On s’est trouvé sans doute… depuis le temps…
Je crois que j’aimerais bien la revoir… (cf. Carolina Valez)
07 Décembre 1945
Depuis 3 nuits on descend dans les égouts avec Rafael et ses frères. L’immondice que j’ai vue l’autre soir dans la rue n’est pas venue seule. Plusieurs de ses horreurs sont sorties se promener sur le territoire des Nosfés et ils ont besoins d’aide. Ces choses sont sans aucun doute le truc le plus effrayant que j’ai croisé. Une véritable vision des démons. La bête m’a fait sentir sa crainte mais je ne pouvais pas reculer, je ne devais pas… J’ai réussi, semble-t-il, à convaincre mon monstre de déchainer notre colère… que notre meilleure chance de survie se trouvait dans une violence accrue.
19 Mars 1946
Les ingénieurs sont des gens formidables… Cette nuit des types de l’armée m’ont emmené voir un truc génial chez Aérojet. Un hélicoptère ! Et j’ai même pu voler avec !!!
Evidement, ils voulaient de l’argent et des services mais pour le plaisir de voler à bord d’un de ses joujoux de temps en temps… ça vaut le coup !
04 Avril 1946
Le mariage a été une belle journée semble-t-il, les enfants se sont régalés. J’ai pu assister à la soirée, l’ambiance était magnifique. Pourvus qu’ils soient heureux le plus longtemps possible avant que la Famille s’intéresse à eux.
Pendant que je me promenais à travers la fête qui battait son plein, observant Agata et mes enfants danser ensemble, j’ai vu la mariée s’éclipser… et se faufiler discrètement jusque dans une alcôve où l’attendait Johanna Milliner… Les petites se sont bécotées joyeusement… Dommage pour mon fils mais ce sont les aléas des mariages arrangés…
Là, où ça cloche vraiment c’est quand 20 minutes plus tard j’ai croisé Gaby. Toute malicieuse, elle s’est fait fort de me raconter le dernier « scoop » qu’elle avait trouvé… Pendant que sa fille dansait avec Peter et les autres, elle a vu Giuseppe se faufiler dans une alcôve pour y flirter brièvement avec la petite rouquine…
Ni elle, ni moi n’avons pu croire l’autre sur le moment, sûr de nos enfants et de nos yeux que nous étions… on aurait bu, on aurait pu s’engueuler…
19 Juin 1946
Gangster Squad / LAPD / Mairie
11 Octobre 1946
La nuit nous est de moins en moins exclusive. La vie des mortels s’étend de plus en plus du lever au lever du soleil. Cette nuit Venice va connaître un grand changement dans son rythme de vie. Le Townhouse, vieux resto-bar du Quartier va désormais ouvrir de jour comme de nuit devenant un phare dans les nuits Venicienne. Cela me fascine de voir le style de vie des habitants changer selon leurs habitudes de vies. J’ai hâte de pouvoir y passer mes nuits à regarder comment les habitants s’y adapteront.
2 Novembre 1946
Bataille de Chinatown / Zhou
22 Décembre 1946
Réunion de La Havane / Ressource +1 / Allié Mendez
24 Décembre 1946
Depuis qu’on est arrivé, la ville semble s’être agitée. Ici aussi, les anciens pouvoirs sont menacés par l’envie de liberté du peuple. Des mouvements étudiants et révolutionnaires manifestent contre la tenue de notre sommet, il est vrai hébergé de façon très complaisante par la dictature locale…
Je suis descendu cette nuit pour profiter de l’effervescence des rues. Des groupes affrontent les policiers aux abords du quartier des grands hôtels où nous sommes. C’est là que j’ai rencontré un jeune médecin à qui j’ai sauvé la mise alors qu’il se trouvait mal embarqué au milieu de 4 policiers. A deux contre quatre les choses furent plus équilibrées… Ernesto est un homme plein de vigueur et de passion révolutionnaire, j’ai passé le reste de la nuit en sa compagnie… partager avec lui ses ambitions pour Cuba, a été un vrai délice. Je lui ai dit que je connaissais des gens à LA qui pourraient participer à faire éclore ses ambitions. Je suis sur que Jésus sera ravis de pouvoir le compter parmi ses contacts et de pouvoir l’épauler.
17 Janvier 1947
Cette nuit j’ai bien cru que ma dernière heure était arrivée… On parle partout du Dalhia Noir mais cette fois c’est moi qu’on aurait pu retrouvé sur un terrain vague… Et je jure que plus jamais je ne connaitrais cette sensation… seul, abandonné et impuissant… Ils étaient douze les salauds… douze pour me sauter dessus… j’ai compris trop tard l’embuscade… les premiers ont pas fait le voyage pour rien mais le nombre a eu raison de moi… Ils voulaient mon sang… se nourrir sur moi…
Ils m’ont laissé exsangue quelques minutes avant l’aube… Je ne sais pas si ils comptaient en finir avec moi mais ils ne l’ont pas fait ou ont cru l’avoir fait… j’ai finalement réussi à me trainer jusqu’à une plaque d’égout et me laisser tomber à l’abris de la lumière pour la journée…
Je jure sur tout ce que j’ai que plus jamais personne ne me tiendra captifs… plus jamais…
Je les tuerais tous…
22 Avril 1947
Employment Act / Syndicat Port -2
2 Trim 47
La mort de Siegel
15 Mai 1947
Un type que j’ai rencontré à La Havane a repris contact avec moi. Desmond Montoya faisait parti des gens du Mexique qui sont venus pour faciliter les contacts avec les Cartels. Apparemment sa situation de l’autre coté de la frontière est devenue compliquée, l’hospitalité de Venice pourrait lui faire du bien.
Son pedigree est plutôt alléchant et j’espère que son ancienne allégeance ne le suivra pas trop… mais faut bien avouer qu’un ancien Sabbatique, spécialiste en pharmacologie ça pourra être utile dans mon entourage.
Juillet 1947
L’installation de la Suey Sing Tong / Lili Zhou
Aout 1947
La trahison de Brooklier
3 Septembre 1947
Ce soir je me suis senti bien bête… Les gars ont préparé une petite surprise pour les mecs de Cohen, faut dire que ces bougres sont du genre à s’accrocher, à ne pas comprendre qu’ils doivent partir… donc on passe aux choses sérieuses à base de tic tac et de gros boum…
Alfonso m’a présenté un type qui leur prépare les colis comme si je ne savais pas faire… et bien effectivement je suis plus à la page… des années dans le métier, je pensais encore savoir mais la science a décidé de s’inviter et sans la pratique on est vite has been…
4 Novembre 1947
Effondrement de la EME
Février 1948
Oceanside Heroe’s
5 Avril 1948
Cette nuit, les choses ont pris une tournure intrigante. Venise est une ville fascinante.
Société Secrète Giovanni
Mai 1948
Ambassade Rouge Agnès Meszaros
Juillet 1948
Intégration du bureau portuaire / Bureau portuaire
Aout 1948
Etreinte de Shlomo / Reprise en main de Vegas / Ressource / Finance
Octobre 1948
Les puits de pétrole à Venice
6 Décembre 1948
La terre a tremblée il y a deux nuits et j’ai vu le soleil de prêt…
Une des fenêtre de mon appartement n’a pas tenue le choc… la salope… une fois la poussière retombée, une puissante lumière a envahie la pièce, ma bête m’a sauvée… par instinct de survie… par peur… elle m’a jeter sous mon lit pour passer la journée… dans une sécurité précaire… mais vivant… voir de si prêt le jour l’a effrayé sans doute à jamais…
Janvier 1949
Réseau Gladio CIA / Franc Maçon
Février 1949
Spéculation à San Fernando / Mairie
Mars 1949
Bank of Vegas / Finance
18 Mai 1949
Je savais que permettre à Desmond de trouver refuge à Venice serait un bon moyen de diversifier mes réseaux… Bon je ne pensais pas que j’aurais à payer pour ça mais tout à un coup dans la vie… Des types qu’il connaissait dans son ancienne vie avaient besoins qu’on leur sauve la mise dans une affaire avec le FBI… J’ai du sacrifier un de mes contacts chez les fédéraux pour éviter les ennuis d’une enquête sur leurs business à mes nouveaux clients… Un mal pour un bien j’espère…
Juin 1949
Assassinat du Mossad / Aérojet -1
2e trim 1949
Mort du Chef Davis / Dossier LAPD
Novembre 1949
INTRIGUE4 / Ressource-1
Décembre 1949
Hodel quitte LA
1er Trim 1950
Voyage à Moscou / Politic / Meszaros / Presidium / Russe
Mort de Buccola
25 Mai 1950
Ce soir on est allé à l’Opéra avec Morgan. Ce soir encore Agnès nous accompagnait. Depuis qu’on a posé le pied à Moscou elle ne nous a pas lâché d’une semelle… je commence même à penser qu’elle est même plus souvent là qu’on ne le pense… faudra que Morgan essaye de vérifier ça…
En plein milieu du 2e acte, Agnès ma dit qu’un type voulait me rencontrer… au premier coup d’œil j’ai compris à qui j’avais à faire… visiblement quelques soit le régime du pays, les mecs des services secrets se ressemblaient tous à la fin…Je ne saurais pas dire à qui j’ai parlé au juste, ni ce qu’il savait vraiment de moi mais après tout j’étais ici pour ça, pour échanger des cartes de visite.
Juin 1950
Inland Empire Utility Agency / Ressource +1
Aout 1950
Réforme Chef Parker / LAPD
Septembre 1950
Projet Bluebird
6 Octobre 1950
Agata est morte…
Une fois encore elle a payé le prix de mes péchés… la lâcheté de mes adversaires l’a frappé dans la tranquillité de sa nouvelle vie… ils ont frappé là bas, loin de Venice et je n’ai rien pu faire pour la sauver…
10 Octobre 1950
J’ai remonté la piste des assassins… je n’ai pas pu la sauver mais je vais pouvoir la venger… Ce chien de Bobby… je n’ai jamais pu le sentir… quand il a voulu s’installer chez nous avec ses junkies, on l’a invité fermement à partir… ce mec n’a aucun honneur… il n’est pas venu en face… il a frappé ma famille… il ne respecte rien… je vais le trouver et je vais le tuer…
17 Octobre 1950
Je ne me souviens plus de tout… j’ai la vue rouge et le gout du sang aux lèvres… je traine depuis plusieurs nuit vers Océan Park… j’étais sûr que l’un des connards de Bobby viendrait… je l’ai suivi et je l’ai coincé dans une impasse… et là les choses deviennent floues… il a fait le malin… il voulait pas parler malgré les coups… j’allais le dominer mais il ouvert sa gueule… « Tu ferais mieux de t’occuper de ta famille »…j’ai senti la colère monter… se former une boule puissante dans mes tripes… et sans doute exploser… ma cible savait se défendre mais l’aide de ma bête ne lui a laissé aucune chance…
J’ai senti la puissance de ma bête pousser en moi… j’ai pris du plaisir en lui arrachant la tête…
« This is Venice, Bitch ! »
Janvier 1951
Abris Antiatomique / Planques
Janvier 1951
Atomic Vegas / Las Vegas / Ressource / Ind Viticole
14 Mars 1951
Vegas me fait du bien… Carolina aussi me fait du bien…
Venir ici était une bonne idée, changer mon quotidien est salvateur… La vie est douce à Vegas, hors du temps et de la réalité… le tout sous les éclairages atomiques des tests militaires…
On écume les boites de Vegas… oiseaux de nuits survoltés… ses excès m’apaisent…
Ces instants me préservent de ma profonde fureur.
18 Juin 1951
Les nuits passées avec Carolina ont eu un effet étrange et imprévu… Boire son sang m’a permis d’appréhender un peu sa part d’ombre… Carolina m’a fait un cadeau… sans le vouloir, sans le savoir… Elle m’a appris à voir à travers les ombres… et nos nuits en sont devenues encore plus intenses…
19 Aout 1951
Jamais je n’aurais de répit avant de t’avoir venger mon frère.
Le prix du sang sera payé je te le jure sur ce qui me reste de plus cher…
20 Aout 1951
Hier j’ai perdu Ezio… Il était parti faire une surveillance sur Mar Vista, un truc à vérifier pour les Crypts… Les gars l’ont trouvé et m’ont appelé. Son corps au milieu de la rue, le blanc de la lune, le gris de la ville, le rouge de son sang… et la pluie de cendres…
21 Aout 1951
Il n’y était pour rien… ce n’est même pas lui qui était visé… évidemment c’était moi…
Et cette fois encore c’est la lâcheté qui m’a enlevé une partie de moi…
Ils ont bien du voir que ce n’était pas moi…
29 Octobre 1951
Halloween trunk / Investigation
15 Décembre 1951
Liquidation de Cosa Nostra / Allié Bernardo / Force Armée

Benny Tête Brulée
Benito Putanesca est né le 19 Aout 1894 à New York dans le quartier de Little Italy.
Il est le fils de Giorgio et Isabella immigrés depuis leur Sicile natale quelques années plus tôt. Sa mère est blanchisseuse dans un grand Hôtel New Yorkais et son père est un soldat de la Mano Nera, il est le chauffeur d’un Sottocapo local.
Son père meurt dans la guerre entre la Mano Nera et les Irlandais, poignardé devant les yeux de son fils âgé de 11 ans. Quelques mois plus tard sa mère meurt de la tuberculose, sans doute trop affectée par la mort de son amour. La Famille n’abandonnant jamais les siens, il est « adopté » par le Sottocapo pour qui son père travaillait.
Benito est envoyé finir son éducation dans une école privée catholique. Rapidement le tempérament impulsif de Benito se montre difficilement compatible avec la scolarité religieuse. Préférant la rue aux bancs de l’école Benito revient auprès de son père à Little Italy. C’est donc à l’âge de 13 ans que commence officiellement la carrière de Benito au sein de la Mano Nera. Bien que très jeune, ses aptitudes à la bagarre et sa témérité lui permettent de s’affirmer. Il se livre alors à ses premiers larcins et trafics en tout genres.
C’est dans cette Famille qu’il grandit bercé par des rêves de grandeurs, séduit à jamais par le charisme que confère le pouvoir aux Capos.
C’est vers 16 ans que Benito trouve sa voie au sein de la Famille. Son père l’envoi servir de petite main pour l’artificier de la Famille pendant quelques semaines. C’est une révélation pour Benito qui découvre les mécanismes, la chimie et surtout les explosions. C’est décidé sa voie vers le sommet passera par les explosifs.
La vie de Benito tourne alors entre ses activités dans les rues, son apprentissage d’artificier et la pratique de la boxe, son autre passion, pour laquelle il déborde de talents naturels. La plus belle période de sa vie.
A l’âge de 20 ans, il fait la connaissance d’une jeune fille immigrée de Sicile, la belle Agata, femme de chambre chez son Caporegime. L’année suivante ils se marient et 9 mois plus tard le petit Guiseppe vient au monde.
Le 4 Mai 1917 la vie de Benito bascule. Il commet une erreur grave alors qu’il finit l’assemblage d’une bombe dans l’atelier de son mentor. Non seulement Benito « grille » la planque mais il grille également son mentor qui dort dans la pièce à coté. Le bon Dieu décide de sauver Benito mais à jamais il portera sur son visage les stigmates de son erreur.
Son père réussit à lui obtenir l’exil auprès de l’Outfit à Los Angeles. C’est donc avec sa femme, son fils et une réputation au plus bas dans la Famille que Benito arrive dans la Cité des Anges.
Il est placé auprès de Alberto Putanesca membre de la Famille Putanesca, lointain cousin de son père naturel et Caporegime local. Il rejoint les rangs du gang d’Alberto, le fils ainés du Caporegime, qui tient un garage servant de couverture bien pratique aux activités du gang.
Anecdotes ou pas :
_ L’explosion de Mai 2017, a laissé aussi des traces intérieures. Pour l’instant Benito n’est plus très chaud pour faire des bombes. Avant il en faisait en permanence par passion mais maintenant à part sur commande il n’y touche plus, il se méfie de lui. A moins d’une vraie raison ou d’un beau projet, il n’y reprendra sans doute pas gout…
_ Un soir à New York, Benito est envoyé régler une affaire de famille. Une cousine de la Famille doit être remise sur le droit chemin et le connard qui l’a fait monté mérite lui aussi une bonne leçon. Après avoir fait en sorte que la demoiselle comprenne bien le message, il la laisse partir avec 100 dollars en poche.
_ Depuis toujours Benito ment à sa femme, son amour, la mère de son enfant, sur ses activités réelles. Mais est-elle vraiment dupe ?
_ Il déteste les Irlandais, ils paieront tous pour son père. C’est un de ses mantras. Un jour vers l’âge de 17 ans, il s’est embrouillé avec un irlandais qui voulait l’arnaquer. Il l’a suivi et après lui avoir bien cassé la gueule il l’a égorgé… sous les yeux du fils de l’irlandais qui venait de sortir dans la rue. Les yeux de l’enfant voyant son père mourir le hanteront à vie.
_ Il a perdu son père naturel sous ses yeux, son père adoptif l’a exilé et il a tué accidentellement son mentor. Son besoin d’une image paternel, le pousse a trouvé un père de substitution en permanence c’est Alberto tient qui ce rôle actuellement, il fera tout pour être aimé et reconnu par lui. Benito a déjà tout perdu une première fois et il est passé très près de tout perdre une définitivement une seconde fois. Jamais plus il ne connaitra çà.
_ Alberto a deux frères. Léandri, un sacré salopard vicieux avait une attitude étrange depuis quelques semaines. Rien de grave mais suffisamment pour intriguer Benito. Il a suivi Léandri un soir pour en avoir le cœur net, ce salaud est il une balance ? Sur le port il l’a vu trahir mais pas sa Famille, enfin pas directement. C’est surtout à Dieu qu’il devrait rendre compte. Il pu le voir, lui et son compagnon d’un soir. Il est parti avant de vomir.A Los Angeles aussi il a du rappeler les règles de la Famille à un type. Un Buttone placé à Hollywood a eu la bonne idée de jeter le discrédit sur la Famille. Ce con il a divorcé pour partir avec une jolie petite des studios. Alberto ne l’a pas tué mais c’est avec un genou en moins qu’il a dû quitter la ville dans l’heure.
Dix Années dans la vie de Benny
1920
Le soir choisi par Andreas, Benny passe chercher le Père Marcello. Après une petite balade dans le coffre, Benny stoppe la voiture sur les hauteurs de la cité des anges. Le monde se divisant en deux catégories, le Père Marcello creuse. Une dernière prière et une balle dans la tête comme simple office.
Quelques semaines plus tard Benny accompagnera en nocturne Joachim à l’endroit de la sépulture pour qu’il face son office.
Durant l’été, avec la bénédiction d’Andreas, Benny organise le début de la transition au Red Carpet. Terminer les Irlandais bienvenu aux Italiens. Il y a beaucoup à faire, changer les équipes et les habitudes. Benny recrute italien pour le personnel, favorise les filles au service et les hommes derrière les bars. Les combats de boxe restent la norme, pour bénéficier des paris et attirer les clients. On peut aussi prévoir d’ajouter une scène pour que des danseuses s’y produisent en mode cabaret. En plus de « l’ordinaire » il faut faciliter la vie surnaturelle qui se développe à cette époque au Red Carpet. L’ancien sous-sol qui servait aux activités gerbantes est reconverti en bureau pour Benny, c’est désormais d’ici qu’il gérera ses business.
Benny accompagne les Putanesca à la réunion des familles de Los Angeles qui confirmera Rosario DeSimone comme capo dei tutti capi. Aucun des anciens hommes de Di Giorgio ne pourra bosser chez lui, ce sont des traitres à la cause Giovanni.
Naissance du deuxième enfant de Benny et Agata. C’est une fille qui s’appellera Isabella en hommage à sa mère.
Avec la fin de la guerre Mexicaine, la réserve de matériel « militaire » disponible chez les Putanesca augmente, en plus des voitures habituelles, çà aide. Benny veut changer de rôle, il limite au maximum sa participation aux actions directes, surtout si elles ne concernent pas ses nouveaux business.
Le Red Carpet remis sur de bons rails transalpins, Benny va pouvoir commencer à développer une autre activité. Bien que profitant des nouvelles connexions Gilligan pour approvisionner le Red Carpeten alcool, il monte à son compte avec l’argent offert part Andreas pour avoir récupéré le Red Carpet, une distillerie clandestine dont il supervisera l’activité grâce à ses connaissances en artisanat et bricolage. Sa spécialité qui deviendra peut-être sa fierté : la meilleure Grappa de Los Angeles.
1921
Benny profite de la nouvelle vague d’immigration Italienne bien qu’antifasciste pour augmenter son recrutement. Car même si la politique de la famille est encore au soutien des fascistes, Benny n’est pas un adepte de ses mouvements nationalistes. Il souhaite un peu soutenir ces opposants même si il les laisse occuper des fonctions mineures pour qu’on ne lui reproche rien et pas de communiste bien sûr.
En fait son opposition à la montée des fascistes vient du repli sur soi et le contrôle des frontières prôner par Mussolini. Pour Benny cela ne sera jamais bon pour le business, il en est convaincu mais là encore le garde pour lui pour éviter de s’attirer des ennuis.
Benny utilise cette nouvelle main d’œuvre pour mettre sous surveillance les activités d’Andronica et le « Coq Rouge ». Il infiltre des hommes ou des femmes que personne n’a jamais vues chez lui. Le but avant tout c’est de prévenir la résurrection des réseaux pédophiles.
1922
Même si Benny comprend que Johnny est le frère d’Alberto et qu’il est donc logique qu’il reprenne le garage, il imaginait sans doute au fond de lui que les liens tissés durant toutes ses années avec Alberto auraient pu lui être profitables. Il vit çà comme un manque de reconnaissance et soupçonne Johny d’avoir magouiller dans son dos. Il le sait, un jour ce garage sera à lui et tout le business Putanesca avec.
Courant du mois de Mai en apprenant la mort de Di Giorgio, Benny reprendra une deuxième fois des pates.
En fait, bien que la marche sur Rome puisse être un sujet d’intérêt pour les Italiens immigrés, Benny s’en fiche. Il se rend compte qu’il est américain et que si sa culture est italienne, sa vie et celle de ses enfants est transatlantique. D’autant qu’il ne voit toujours pas d’un bon œil cette évolution de la vieille Europe. La démocratie pour gérer la société lui semble une meilleure option. D’ailleurs pour d’endormir le soir il lit de plus en plus souvent des écrits philosophique sur la gestion des sociétés et les systèmes politiques.
Pour faciliter le projet d’Andreas de construire une grande demeure Giovanni, Benny alloue une part plus importante des ressources du Red Capet à Andreas.
1923
Benny gère les affaires courantes, sa vie est très bien remplie.
Entre le Red Carpet,sa distillerie, les activités de la Famille et celles d’Andreas, il est plus épanoui qu’il ne l’a jamais été. Il pourra bientôt se consacrer à continuer son ascension dans la Famille.
Benny va essayer durant les prochaines années, de réduire l’influence de Johnny Putanesca dans la Famille. Il sait que Leandri peut être facilement écarté, son objectif sera de rendre Johnny redevable. Il va placer auprès de Johnny des hommes qui lui sont fidèles pour connaître les affaires de Johnny, le but étant de savonner indirectement la planche pour étrangler les finances de Johnny et pouvoir arriver en sauveur le moment venu. Ensuite il suffira que tour à tour, Johnny et Leandri disparaisse pour que la branche Putanesca soit entièrement a lui. Le mariage l’année précédente entre Suzanna Putanesca et Joseph Ardizzone sera peut être à prendre en compte, il faudra éviter que ce soit lui le sauveur…
1924
La Famille en Italie découvre le vrai visage de Mussolini ce qui n’est pas pour déplaire à Benny qui y voit enfin la possibilité de pouvoir expliquer tout haut sa vision des choses à ce sujet au reste de la Famille, les fascistes sont des plaies pour les affaires !
Le Red Carpet est en plein boum. L’affaire n’a jamais aussi bien tournée ce qui permet à Benny d’augmenter le niveau de vie de sa petite famille. Benny profite aussi de ses nouvelles capacités pour blanchir un peu de sa fortune dans des investissements immobiliers. Il déménage sa petite famille à Santa Monica dans une belle villa moderne avec accès direct à la mer.
1925
Le 6 Février Naissance du troisième enfant de Benny et Agata : Benito Junior. 😉
Benny ne voit pas comme une bonne chose la nomination de Joseph Ardizonne comme capo. Le pouvoir se rapproche de la famille Giovanni ce qui est bien pour Andreas mais Ardizzone pourrait vouloir s’accaparer les affaires Putanesca un jour ou l’autre ce qui n’est pas bon pour lui.
La police de Los Angeles est désormais équipée d’un département d’identification des empreintes digitales. Il va falloir généraliser les gants et imaginer de s’effacer les empreintes.
Deuxième grande campagne fasciste contre les mafias. Plusieurs dignitaires siciliens sont exécutés sommairement. « Je vous l’avais bien dit ». Benny commence à soutenir la résistance qui pourrait se mettre en place en finançant les mouvements de soutient démocratique aux Etats-Unis.
1926
Une fois de plus Benny profite des nouvelles vagues d’immigrations pour recruter et augmenter la taille de ses équipes et de ses activités dans la Famille.
Les tensions communautaires entre les americani et les italiani agacent Benny au plus au point. Une famille est une famille mais surtout quand tu es reçu chez des gens tu évites de mettre les pieds sur la table, question de politesse. Il n’hésite pas si le besoin s’en fait ressentir à expliquer physiquement à ces italiani qu’ils ne sont pas encore tout à fait chez eux…
Benny se découvre une nouvelle passion à ses heures perdues : l’horlogerie. D’une part elle lui permet de ne pas perdre la main (au cas où) et d’autre part cela lui offre des moments de détentes et de calme. Ainsi il pourra offrir des cadeaux à ses amis pour qu’ils aient de belles montres avant leur cinquante ans ou à ses ennemis qu’ils sachent que leur heure arrive… bientôt…
1927Andreas envoie Benny comme représentant pour participer aux premières discussions entre Lucky Luciano et l’Outfit. Il retourne à New York, revoit d’anciennes connaissances, retisse des liens peut-être un jour utile. Il découvre aussi Chicago et Capone au cours de ses voyages.
L’affaire des machines à voter révolte Benny. Si c’est accusations sont vraies c’est un affront fait à la Démocratie et à la grandeur de la constitutions américaine.
Pour Benny ce sont ces grands principes qui font la grandeur de ce pays. On peut bafouer les lois et vivre dans l’illégalité certes mais jamais s’en prendre à la grandeur de la démocratie américaine.
Benny profite de son temps libre au cours des longs trajets qu’occasionnent ses déplacements professionnels pour commencer à développer ses pouvoirs de persuasion. Plus il vieillit plus il comprend qu’il existe d’autre moyens plus discrets pour plier les gens à sa volonté. Pour se faire il s’entraine à l’éloquence et participe parfois incognito à des concours.
Dans le même temps il fait valoir sa réussite dans la gestion du Red Carpetet se place pour récupérer la gestion d’un des nouveaux speakeasies sous terrain construit au frais de la mairie pour le compte de la Famille. Il s’appellera le « 6 Feets Under ».
1928
Naissance du quatrième enfant de Benny et Agata, cette fois c’est un garçon qui s’appellera Andreas. Benny finit son apprentissage de discipline.
1929
Benny se rend avec la délégation Ardizzone au sommet d’Atlantic City. Bien entendu il est là avant tout pour s’assurer que les intérêts d’Andreas seront bien servis et si au passage il peut se voir confier des responsabilité pour la famille locale cela sera très bien. Son objectif : être le responsable des « licences » de speakeasies sur LA. Il compte bien se servir de ses nouvelles compétences pour arriver à ses fins.
1930 – 1943
Journal du Monde de la Nuit
Le 4 Avril 1930 restera comme la première nuit du reste de mon existence.
J’ai toujours espéré entrer dans la nuit par la grande porte et pour le coup Andreas a fait les choses en grand. A Venise, à cette Date et en présence d’Ambrogino, ce n’est pas commun pour un Américain.
Je voulais rejoindre le monde de la nuit car tel est mon devoir. Ma communauté a besoins d’un protecteur dans la nuit… Et si je ne le fais pas, qui le fera pour eux…
Afin d’embrasser ma nouvelle « vie », j’ai du m’éloigner d’une partie de l’ancienne.
Comme je lui avais promis, j’ai installé Agata et mes enfants à l’extérieur de la ville sous une nouvelle identité. Qu’ils puissent vivre en paix, sous surveillance discrète.
Je leur rends visite régulièrement. J’aime les voir grandir, ils sont l’avenir de la famille. Parfois, j’ai même l’impression que le temps passant Agatha pourrait me comprendre et peut être un jour, me pardonner…
Pour prendre mes marques dans mon nouveau monde, j’ai décidé de profiter de l’hospitalité du manoir pendant quelques temps. Andreas et moi n’avons pas énormément de centres d’intérêts en commun mais je suis toujours avide de ses conseils avisés et de ses recommandations bienveillantes. Son succès dans cette cité est un exemple dont j’espère me montrer digne.
Il m’a fallu plusieurs mois pour comprendre comment bien faire les choses. Chasser au « Six Feet » n’est pas très compliqué, les excès nocturnes offrent de nombreuses opportunités… Et c’est une chance pour moi qu’associées à mes pouvoirs, les ivresses de mes calices puissent les protéger en partie de ma malédiction…
Je crois que je me souviendrais longtemps de cette nuit là… Il était tard et la fête bâtait son plein… Les mauvais garçons attirent les filles qui aiment se faire peur et vous seriez surpris du nombre que ma blessure excite. La Musique frappait fort, la foule dansait à l’unisson… Celle qui se blottissait contre moi venait depuis plusieurs semaines, fille d’une riche famille qui voulait tromper le destin déjà tout tracé par ses parents.
Allongés dans une alcôve, je sentais ses seins contre mon torse et ses mains découvrir mon corps… Plus elle s’approchait, plus son odeur était attirante, sa peau sentait un mélange subtil d’épices… son cœur battait fort… J’étais enivré, je la voulais dans mes bras, je voulais gouter son sang…
Je ne l’ai pas entendu hurlée tout de suite… c’est son regard que j’ai vu en premier… la douleur, l’horreur, la peur… Je ne suis pas capable de dire combien de temps j’étais resté en elle à boire son sang si doux, si fin, si frais…Son regard est gravé à jamais dans ma mémoire.
Ce soir là par chance je ne l’ai pas tuée mais ce soir là, je l’ai fait souffrir…
Qui pourrais-je devenir si j’acceptais de faire souffrir les innocents…
A partir de 1931 les affaires ont repris leur cours.
Ma nouvelle condition m’a permis de voir les choses plus clairement, mon esprit est vif et calculateur. Nous avons un projet à réaliser et mon plan est en marche.
Je lui avais dit à ce brave Joe Ardizzone qu’un nouveau sheriff était en ville, il n’y a pas cru tant pis pour lui. Il était temps pour moi de prendre cette place et je souhaite bien du courage à celui qui voudra m’en faire bouger. La prise de pouvoir a été facile, grâce à mes nouvelles capacités. J’en ai profité pour consolider mes relations avec Mickey Cohen, histoire de s’aider mutuellement à grandir en bonne intelligence.
Une fois cette partie de mon plan bien engagée, j’ai pu aider une vieille connaissance à grandir également. Faut dire que je l’avais mis bien ce brave MacAffe sur le coup de la caisse des retraites du LAPD, il était normal que l’ascenseur renvoyé soit de la taille d’un monte charge. C’est bien connu qu’on ne devient pas un grand Capo sans de bons amis chez les condés.
La deuxième jambe du pantalon enfilée, je pouvais entamer mon travail sur Venice.
C’est là qu’avec les autres on a décidé de nous installer, pouvait-il en être autrement ?
J’ai trouvé une belle maison au centre des canaux. Cet endroit me plait, on y vit sur un rythme différent, je vais y être bien je crois.
Avec Gaby, on va passer plusieurs mois à favoriser l’installation des Italiens à Venice. Ce rôle de chef communautaire me plait de plus en plus. Avec la crise qui dure, essayer de protéger ces gens aussi bien du monde économique que du monde de la nuit est un devoir. Nous sommes comme ses organismes qui vivent en symbiose en quelques sortes. Même si ils n’en ont pas conscience, nous profitons mutuellement les uns des autres.
C’est une époque de pleine effervescence pour moi car en plus de l’installation de la communauté, il a fallu installer tout notre réseau sur le quartier aussi bien dans le monde des vivants que dans mon monde. J’en ai rencontré des semblables durant cette période, je ne pensais pas que Venice pouvait attirer autant de visiteurs nocturnes.
Lors d’une de mes soirées de « recensement » sur Venice, j’ai fait la connaissance d’un type pas banal. Une sorte de « Pimp » tout droit sorti d’un catalogue de cliché…
Un membre du clan Gangrel comme je l’apprendrai plus tard qui se faisait appeler « Bobby ». Après une partie de la soirée passé dans un bar de Venice, il me proposa de lui faire découvrir le Six Feet. La nuit était bien avancée et Bobby se montrait un compagnon de virée amusant, j’acceptais l’invitation chez moi.
Le club était plein, les articles dans les journaux de Gaby étaient un atout magnifique. L’air était torride et les murs de la boite suintaient la moiteur des sous-sol. La foule festive dansait à l’unisson d’une version punchie de « When I get low I get high ». Une fois installé dans ma loge, nos boissons servies, Bobby demanda rapidement que des filles nous rejoignent. Il ne fallut pas attendre longtemps pour son attitude changer. Il se montrait plus suffisant, plus arrogant, moins discret sur sa nature. Par moment, je pouvais apercevoir sa bête dans l’éclat de ses yeux et l’éclat de ses crocs dans sa bouche… Les filles qui s’occupaient de lui, buvaient et se droguaient sous son impulsion, plus que de raison… j’aurais du réagir…
Ce que j’appris plus tard… trot tard… c’est que Bobby était le seul à se présenter comme « Bobby »… Tout les gens qui le connaissaient, eux ils l’appelaient « Bloody Bobby »…
Quand il jugea les filles dans un état suffisamment second, il en saisie une fermement et la la mordit, brutalement. En relevant la tête je vis le sang couler le long de sa bouche. Il attrapa la seconde par les cheveux pour lui renverser la tête et après l’avoir regardée dans les yeux, laissant le sang couler sur son visage , il s’avança pour plonger ses crocs dans sa gorge. Je ne lui en laissais pas l’occasion. Je dégageais la fille de la banquette qui dans son état se laissa faire comme une poupée de chiffon.
» Alors Monsieur Face Brulée on aime pas faire la fête ?
_ Ecoute Bobby, je sais pas comment tu vois la chose chez toi et je m’en fous mais ici on est chez moi et ici y’a des trucs qu’on fait pas le premier soir sans y avoir été invité ! Ses filles sont pas là pour ça. On a passé une bonne soirée mais avant que ça devienne un mauvais souvenir, je pense que tu vas rentrer chez toi. »
A cet instant, je pense qu’à son tour, Bobby vit ma bête dans l’éclat de mes yeux. Marquer mon territoire était une seconde nature depuis longtemps mais c’était la première fois depuis que j’étais un caïnite que j’avais besoins de le faire…
Dans ce monde là aussi, je savais me montrer convaincant. Même si l’envie de lui enfoncer son sourire malsain dans sa gueule me montait au bord des lèvres, je devais avant tout m’occuper des filles, et de toute façon il semblait avoir bien compris le message. En quittant les lieux, il se retourna pour me jeter une pièce d’un dollar, accompagné d’un « pour la femme de ménage » …
A partir de 1935 la graine plantée à Venice a bien germé.
Le Quartier petit à petit se convertit à l’Italien, notre main mise est de plus en plus visible et bientôt reconnue par beaucoup. Bien sur, rien n’est officiel mais parfois les états de fait suffisent pour s’imposer.
En parlant de s’imposer, j’ai su profiter des mésaventures du malchanceux Luciano pour affirmer ma position à la Commission. Maintenant c’est clair, à LA, Cosa Nostra c’est moi. Les revers de fortunes engendrés par la crise et les investissements pourris à Las Vegas m’ont poussé à la diversification et la légalisation de certaines de mes activités.
Avec la fin de la prohibition, j’en ai profité pour prendre des parts au sein du bureau portuaire. Dans la même idée je me suis rapproché de Mme Zhou qui a su devenir une partenaire d’affaires intéressantes.
1936, me voilà maintenant établi dans le monde de la nuit.
Pour la Famille, j’occupe le rôle d’ambassadeur auprès de la Camarilla que Andréas envisageait pour moi. Cette Cour est un vrai nid de vipères mais le business n’a pas d’odeur. Je préfère tout de même quand mes soirées d’ambassadeur me font aller au Taste. La fréquentation de la Hermanidad est rafraichissante, nous ne sommes pas si différents dans le fond. Et pour ne rien gâcher, Jésus est un mec sympa, on passe de bonnes soirées avec lui.
C’est lors d’une de mes soirée auprès de la Hermanidad que j’ai pu rencontré El Diablo. Ce soir là, il avait combattu dans « la Cage », discipline quasi sans règle mais pas sans charme. Il faut vous dire que depuis mon étreinte, je me suis posé beaucoup de questions sur mes capacités. La force prise par mon changement de nature était difficile à évaluer et je préférais être averti avant d’avoir à m’en servir, histoire d’éviter les désillusions. C’est donc comme cela que j’ai sympathisé avec El Diablo. Nous organisons de temps en temps des soirées d’entrainements à la salle où je servais de sparring partner à cet adepte de la lucha libre… On peut dire que les rounds furent acharnés et qu’au final je fus rassuré sur mes capacités…
Les nuits suivent leur cours le long des canaux de Vénice. La tranquillité du quotidien est une vraie richesse quand on voit les tumultes qui agitent le monde sur tous les continents.
Je ne gère plus seul l’intendance et le quotidien du Quartier. Mon fidèle bras droit Ezio Nesta est devenu mon serviteur. Il sera bientôt temps pour moi de m’effacer dans l’ombre, Ezio sera le parfait visage pour guider mes affaires et celles de la communauté.
Je vous ai pas encore parlé de « mes amis d’En Bas », comme je les appelle.
Il m’est arrivé plusieurs fois de bosser avec le Padre Rafael, c’est un chic type, un homme d’honneur comme je les aime. Il y a chez lui, une envie de protéger les siens qui a forcement eu un écho chez moi. Même si il n’est pas encore mon ami, j’aime passer du temps avec lui, ses conversations sont toujours apaisantes.
C’est sans doute ce qui explique qu’en 1938 quand une partie de leur domaine a été ravagée par des inondations, je leur ai proposé mon aide sans qu’ils ne me demandent rien. Et je l’ai fait gratuitement !!! Fermer le « Six Feet » quelques nuits pour travaux, m’a semblé insignifiant quand j’ai vu la reconnaissance dans les gestes des Nosfératus que j’ai pu héberger.
Je suis de ceux qui pensent que l’honneur est la valeur ultime de l’individu. C’est à la force de la parole d’un Homme qu’on le connait. Et c’est bien de cela dont il s’agit dans l’arrivée de Lady Antonia. J’étais au courant de son arrivé en Amérique depuis 1930 mais ce n’est qu’en 1938 qu’elle fini par arrivée à LA. Son statut de Veuve de Martyr de la Famille lui valait une réputation à un certain nombre d’égards. Et bien qu’il s’agisse d’une Caïnite d’un autre clan, naviguant dans les mêmes sphères d’influences que moi, je n’ai pas hésité un seul instant quand il s’est agit de lui fournir assistance et logistique pour s’établir ici. La Famille s’occupe toujours des femmes des martyrs. C’est parce que ce type d’engagement tient que notre système tient. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi. En revanche, une fois ma parole tenue, je ne suis engagé à rien. Et si j’ai su permettre à Antonia de s’établir sur certains de mes business dont je n’avais pas envie de m’occuper, je saurais faire valoir mon statut si elle ne respecte pas mes règles…
Petit à petit à partir de 1940, j’ai passé la main sur mes occupations de mortel.
Cette place de Capo durant 10 années m’aura suffi pour assurer durablement ma place et celles de mes hommes. Plus je voyais ceux avec qui, deux décennies durant, j’avais fait des affaires quitter la scène. Plus je sentais que le moment était venu.
Tout cela ne fut pas trop difficile à mettre en place, en 1941 une enquête pour meurtre issu d’un dossier Atherton me désigna comme le commanditaire explicite et l’exécutant probable du meurtre d’un confrère irlandais.
Le coup de filet ayant échoué et le procureur semblant tenace, je pouvais prendre le maquis publiquement. L’avantage d’avoir une amie comme Gaby, c’est que la presse n’a pratiquement pas eu vent de cette histoire. Au fil des années, les rumeurs dans les Milieux, raconteront que j’ai rejoint Mexico où je dirige la branche locale de la Famille, que je profite de ma fortune sur une ile des Caraïbes ou encore certains diront m’avoir vu en isolement à Alcatraz, tenu au secret pour n’avoir jamais accepté de parler…
Chez les mortels, seuls ceux qui ont « a en connaitre » savent la vérité. Ma famille en premier lieu, ma Bande évidement, certains membres de la famille impliqués directement dans mes affaires et bien entendu tout les gens étant capables de me reconnaitre…
Ma gueule étant ce qu’elle est, j’ai pris l’habitude de porter quand je ne souhaite pas être reconnu, une large capuche qui cache mon visage entièrement. Chez les chefs des Familles de mon organisation, les quelques vrais décideurs savent que je suis toujours là dans l’ombre, contrôlant les opérations depuis mon maquis et qu’ils ont des comptes à me rendre. La situation de ma cavale justifiant parfaitement mes activités nocturnes.
J’ai bien entendu choisi mon successeur, Alfonso Bonnuci, membre de longue date de mon cercle rapproché. Un véritable homme d’honneur, dont la plus grande qualité à mes yeux est sa loyauté envers moi. Je pourrais désormais me consacrer uniquement à protéger ma communauté et servir ma Famille.
La place du chef n’est pas toujours la plus enviable…
Il faut que je vous présente Bernardo Giovanni. Moi je l’aurais envoyé à Vegas vite fait bien fait avec son air supérieur de « vrai Giovanni » mais bon c’est Andreas le chef. Bien qu’on soit déjà nombreux de la Famille sur la ville, il l’a laissé s’installer.
Bernardo a débarqué à LA vers 1941 et il ne lui a pas fallu longtemps pour mettre ma patience à l’épreuve. Sans aucun égard pour l’ordre établi, il s’est lancé dans les affaires… mes affaires…
Au début il a été discret, je ne l’ai pas vu arriver. Mais heureusement il y a toujours des gens pour venir se plaindre quand les autres font des conneries. Et c’est donc quand Mickey Cohen a déboulé dans le bureau de Bonnuci que j’ai su qu’on avait une couille dans le potage. Ce crétin de Bernardo avait décidé de poser ses fesses de mal élevé sur le terrain de « jeux » de Mickey.
Comme Bernardo est de la famille, j’ai du arrondir les angles. J’ai évité la confrontation avec les Juifs mais cela m’a couté… Ho oui ça ma couté !
Tout d’abord la confiance avec Mickey était rompue et mon alliance avec la « Yiddish Connection » ne s’en relèverait pas avant un bon moment.
Donner mon argent à la Famille, protéger la famille coute que coute c’est chiant parfois mais c’est la règle. Même pendant la crise j’ai donné plus pour soutenir la Famille quand on me l’a demandé… Et ce connard trouve normal de juste me répondre : « C’est bien que vous ayez fait votre travail… » avec condescendance et sans un merci…
Ce type débarque dans ma ville sans s’essuyer les pieds, il pisse dans mon salon, me fait perdre des business et il me regarde encore avec son air supérieur…
Qu’il se rassure cependant : tout vient à point à qui sait attendre…
Alors que j’achevais la dernière partie de mon plan pour Venice, en m’assurant le soutien de Buccola fraichement élu au conseil municipal, la guerre finit par venir frapper notre pays. Un nouvel ennemi menaçait la communauté et contre celui-ci aussi je devais faire barrage, en limitant tant que possible les effets du conflit sur le quotidien du Quartier.
C’est à cette époque également que « mon boulot » pris une tournure inattendue et amusante. Le FBI puis l’OSS se présentèrent tour à tour pour solliciter les services de mon organisation. Visiblement nos compétences leurs seraient utiles tant sur le plan intérieur qu’extérieur pour lutter contre les ennemis de la Nation. Dans ma jeune situation de caïnite, obtenir des « amis » parmi ces organisations offrait des perspectives alléchantes…. Et puis… quand c’est demandé si gentiment, on ne refuse rien à son pays…
Botter le cul de Mussolini ça n’avait pas de prix…
L’année passée, lors des fêtes de Noël, j’ai fait la découverte la plus intrigante qu’il m’est été donné de faire depuis longtemps. Je l’avais souvent croisé au Manoir durant les nombreuses réunions de famille, de Famille ou de Famiglia. Si je n’avais pas remarqué ses étranges boutons de manchette en forme de pièces d’échec, nous n’aurions jamais trouvé ce point commun.
Nous avons depuis pris l’habitude de nous retrouver régulièrement au Manoir pour nous affronter aux échecs et surtout discuter de sciences…
C’est un homme charmant, discret, au sens de l’humour vif et acerbe. Les civilités n’étaient pas sa tasse de thé mais si vous lui parliez combinaisons, probabilités ou astronomies vous allumiez chez lui la flamme. Shlomo Rottenstein est un homme charmant. Fin connaisseur de l’histoire des sciences, il est intarissable d’anecdotes sur les légendes de cette discipline. Il me parle mathématique, physique, chimie et aiguise chez moi un appétit que je n’aurais pas imaginé...
Et ma famille dans tout ça :
Agata (Née en 1896 / 47 ans en 1943)
On ne peut nier que la fin d’année 1929 fut la plus horrible période de sa vie. En accord avec Benny, elle s’est retirée avec ses enfants à l’extérieur de LA sous une fausse identité et une protection discrète. Loin des tumultes de la ville et des affaires de Benny, elle a pu se reconstruire. Elle se passionne désormais pour son jardin et son « liberty garden ». Les visites de son mari lui sont moins pénibles et peut-être qu’un jour il pourra lui pardonner.
Benny va-t-il de voir se trouver un autre Touchstone ?
Guiseppe (Né en 1917 / 26 ans en 1943)
L’ainé de la famille Putanesca est revenu de ses rêves de Cosa Nostra. Si il a mit de l’eau dans son vin sur ce sujet, il trotte encore dans un coin de sa tête. Il souhaitait une carrière militaire mais la proposition de son père, de faire son Droit à New York a su le séduire. Diplômé, il s’est associé dans un cabinet de Big Apple proche du Milieu.
L’approche de la guerre, lui a fait rejoindre West Point dès 1941. Il y suit une formation d’Officier.
Benny compte bien faire revenir Guiseppe à LA d’ici peu, bon en fait surement après la guerre si il survit… Il est le fils ainé, il est temps qu’il prenne son rôle en main. Une fois un bon mariage arrangé, il pourra s’établir en ville de manière respectable et servir au projet de son Père : prendre la suite de Buccola et entamer une carrière politique qui le mènera le plus loin possible…
Isabella (Née en 1920 / 23 ans en 1943)
Elève appliquée à l’université, elle a su parvenir à son but l’enseignement. Elle exerce depuis 1 an dans une école catholique de LA.
La préoccupation de Benny est désormais de lui trouver un bon parti pour elle et pour la Famille. Et pourquoi pas lui proposer un jour la direction d’une école privée à Venice.
Benito Junior (Né en 1925 / 18 ans en 1943)
Benny avait pu empêcher Guiseppe de partir à l’armée. Il n’a pas réussi à contenir la soif d’aventure de son second fils. Enrôlé le jour de ses 18 ans, Benito Jr. suit ses classes dans un camp militaire de Californie.
Grace à ses contacts au sein de l’opération Husky, Benny espère pouvoir le faire participer à la libération de l’Italie. Si lui aussi il survie à tout çà, aucun doute que ses nouvelles compétences seront se montrer utiles à la Famille.
Andreas (Né en 1928 / 15 ans en 1943)
Le petit dernier est encore à l’école dans un établissement privé catholique.
Même si ses rapports avec l’Eglise en sont pas au beau fixe, Benny a tout de même conscience qu’avoir un homme d’église dans la Famille est toujours une bonne idée. Si le petit Andreas y trouve son compte, il partira d’ici peu au séminaire.
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