
Giovanni, Xe
○ Quartiers / Domaines familiers : San Francisco, Downtown, Manoir
○ Influences connues : Crime – Cosa nostra, Crime – Triades, Milieux Juridiques
Infant de Bruno Giovanni
Sire de James Li-Wang
San Francisco
1919
Avocat. Conseiller juridique d’Andreas Giovanni et de Michaelle Giovanni.
Époux de Janet Gillighan – et donc beau-frère de Gaby -.
Parti s’installer à Reno pour y ouvrir un cabinet spécialisé dans les divorces.
1929
Goule d’Andreas et consigliere de Michaelle. Ancien avocat des Familles de Los Angeles, il reste associé dans le cabinet qui les représente le plus souvent, et qui est désormais tenu par les DeSimone. Epoux de Janett, la sœur de Peter Gilligan.
Enfants : William DiCarlo
On dit qu’il aurait eu une liaison avec Gaby. Mais what happened in Reno stays in Reno.
1943
D’abord consigliere de Michaelle à Reno, puis envoyé à San Francisco pour soutenir Bruno quand celui-ci a rencontré des difficultés, Paul a très vite compris que les réseaux habituels de la Famille, utilisant les communautés italo-américaines et le crime organisé traditionnel, ne fonctionneraient pas à San Francisco. Alors que Bruno s’entêtait à tenter de pénétrer un milieu déjà très dense en influences caïnites, Paul a décidé de tenter le coup « par la bande ». D’une part, il s’est appuyé sur les contacts de Hank au sein de la yiddish connection pour approcher Bugsy Siegel, à qui il a rendu plusieurs services et pour lequel il a facilité la rencontre avec des investisseurs potentiels à Las Vegas (dont certains PJ). D’autre part, il est allé s’aventurer dans des milieux où la Famille ne mettait habituellement pas les pieds, et en particulier la Triade. Il y a fait la connaissance de la famille Li-Wang, une lignée de sorciers d’origine chinoise, que beaucoup de choses (liens avec les milieux criminels et intérêt pour le monde des morts) rapprochaient déjà de la Famille Giovanni.
L’acquisition des Li-Wang comme alliés (et, dans certains cas, comme Goules) a facilité les affaires de la Famille à San Francisco. Cela a valu à Paul DiCarlo une récompense à laquelle il aspirait depuis longtemps : en 1942, Andreas a « autorisé » Bruno à lui donner l’Etreinte. Malgré ses réticences, et la jalousie palpable qu’il éprouve à l’égard de DiCarlo, Bruno a obéi. Mais il semble bien qu’entre les deux hommes, soit en train d’apparaître une rivalité profonde.
Gaby : les contacts avec Paul sont restés réguliers tout au long de cette période. Lui aussi a peu à peu laissé s’éloigner son épouse, une fois son devoir familial accompli. Et lui aussi lui conserve une amitié certaine et une tendresse non feinte, malgré son état de Vampire. En dépit de cet état, des milieux dans lesquels il gravite et de leur(s) liaison(s) occasionnelle(s), Paul semble d’ailleurs être l’un des rares hommes de la Famille à regarder Gaby comme une personne à part entière, plus que comme un bel outil, un joli article de variété ou un produit de consommation. Une vraie et sincère confiance mutuelle existe entre eux.
1954

Il comptait originellement céder le cabinet d’avocat à son fils, et changer d’apparence et de nom, le temps étant venu pour lui de disparaître de la circulation officielle. La mort de William lors de l’opération Ginny a bouleversé ce projet. Les lendemains des funérailles ont été difficiles pour Paul. Il s’est rapproché de Gabriella à la suite de cette tragédie et a apprécié son soutien, mais dans le même temps s’est montré quelque peu amer et désabusé du statut de bastarda qui lui est accordée.
Il a pris ses distances d’avec son cabinet, que ses Goules gèrent désormais au quotidien, que ce soit à San Francisco ou à Reno. Au cours des dernières années, il a eu plusieurs fois l’occasion d’entrer en conflit avec son Sire, Bruno Giovanni, qu’il a tendance à trouver inefficace. Bruno, de son côté, trouve Paul irritant et trop sûr de lui. D’autant que tout le monde, dans la Famille, sait que c’est bien Paul qui a déniché les Li-Wang.
Autorisé à donner l’Etreinte à James Li-Wang, il s’est consacré à l’éducation de son Infant plusieurs année durant, et a approfondi son investissement dans la famille chinoise, tout en multipliant les contacts avec les cousins Della Passaglia afin de mieux connaître les Vampires asiatiques.
Paul réside toujours à San Francisco mais les vols réguliers, et parfois nocturnes, lui permettent de faire des allers-retours fréquents et il a acquis un appartement à Downtown Los Angeles, qu’il occupe un à deux jours par semaine. Il lui arrive également de le prêter à des cugini de passage. Gaby en a les clefs, en cas de besoin. Quand il est à Los Angeles, Paul fréquente régulièrement le Manoir. Il entretient des relations cordiales et respectueuses avec Andreas, et sert volontiers de conseiller juridique aux cousins qui en ont besoin.

Once upon a time… in L.A.
♪♫ « Un jour mon prince viendraaaaa… » ♫♪
Dans les premières pages du carnet « PLAN B » de Gaby Carlson figurait déjà Paul Di Carlo, incarnation du fantasme de toutes les pretty women qui usaient leurs talons sur Hollywood Boulevard ou les canapés d’Hollywood tout court. Jeune, riche et beau, le latin lover avait en plus, en ce noël 1919, la plus merveilleuse qualité, celle d’être célibataire. Autant dire que c’était l’un des plus beaux poissons, à défaut d’être le plus gros, qu’on pouvait pécher sur LA. Et il se trouvait là, comme un cadeau déposé par les Rois mages, sur le premier banc de la rangée de droite, assistant comme eux à cette étrange messe de probation avant d’accueillir toute cette nouvelle Famille chez lui. Autant dire que la starlette le dévorait du regard avec des petites étoiles – ou des petits $$$$ – dans les yeux.
Mais quand vint l’heure de prendre un époux, ce n’est pas Paul Di Carlo qu’on lui donna, non. Pire – ou pas? – il allait devenir son beau-frère. Il allait épouser la soeur du laideron qu’on lui donnait comme mari! – car à cette époque, Peter était certes jeune et riche mais il portait très mal sa vingtaine. Il fallut en prendre son parti et devenir Madame Peter Gillighan, ce qu’au final, elle n’eut pas tant à regretter.
Durant leurs premières années de mariage, les deux jeunes couples se fréquentèrent assez régulièrement, les époux Gillighan se retrouvant parrain et marraine de William et les Di Carlo le furent pour Anna. Et c’est durant cet été 1924 que, par une chaude journée et tandis qu’un heureux hasard les fit se retrouver seuls à Silverlake, les œillades et les sourires laissèrent place à une approche plus directe, plus franche de la part de l’avocat. Mais la bonne épouse et mère que Gaby s’efforçait d’être repoussa, à regret, les avances du tentateur.
C’était reculer pour mieux sauter – le mot est juste! – puisque quelques années plus tard, alors qu’elle venait l’aider à organiser une campagne de communication autour de son nouveau cabinet d’avocats, c’est sur un bureau qu’elle finit par s’offrir à l’homme de ses premiers rêves : il pourrait l’aider à divorcer si elle le souhaitait, lui murmura-t-il dans le creux de l’oreille, comme du miel qui y coulait d’or, après leur étreinte. « But what happens in Reno stays in Reno…« .
Ou pas.
Gaby était bien persuadée qu’une fois qu’elle lui aurait cédé, elle n’aurait plus de nouvelle du beau Paul et que ses propositions n’étaient que des paroles en l’air soufflées par les hormones et le désir. Elle fut plus qu’agréablement surprise par les années qui suivirent et qui les rapprochèrent davantage, alors que le bel avocat déménageait à San Francisco, et ce malgré son étreinte. Il devint un peu plus son complice, son ami, son allié, l’un des rares au courant de ses identités alternatives – pas toutes! – et l’un des rares à la considérer autrement que comme un ornement, un morceau de viande ou un trophée – alors même qu’il était bien le seul à l’avoir remporté! Et si leur relation resta sage durant près de 15 ans, leur tendre amitié se renforça malgré la distance. Malgré l’étreinte qui fit d’elle une bastarda, chose qu’elle l’aida à accepter : elle était désormais vampire comme lui, elle était libre comme lui, et n’étant pas son infante, aucun lien de sang ne troublerait leur relation : c’était trop beau?
C’est à cette époque qu’en parallèle, les choses prirent un tout autre tournant pour Gabriella. Après un merveilleux retour de flammes entre les deux époux Gillighan, l’étreinte et le changement de nature de la bellissima fut comme une douche aussi froide que sa peau pour Peter qui se fit plus distant, comme s’il craignait désormais son ancienne femme, comme si elle n’était plus pour lui, dorénavant : chacun dans son monde, chacun dans sa (non-)vie? C’est naturellement, en douceur, sans vraiment s’en apercevoir que les deux s’éloignèrent et s’il prit une maitresse, cela la laissa plus indifférente que par le passé, alors qu’elle constatait les nouvelles rides qui ornaient les années de son ancien époux.
De fait, quand, en 1945, la tragédie frappa le couple Di Carlo avec la mort de William, leur fils unique, les vivants et les morts allèrent se consoler chacun de leur côté. Le frère soutint la sœur, et la vampire offrit son réconfort au vampire. Et c’est lors d’une nuit de chagrin, que le rapprochement se fera charnel, fougueux, brulant… allant, peut-être trop loin. A l’extase des corps, les deux cainites ajouteront celle du sang, et ce lien troublera durant un long moment l’esprit de Gaby, ayant encore en mémoire la servilité auquel il peut conduire et la confusion des sentiments que cela entraine.
Mais pour son plus grand bonheur, le temps ne fera que confirmer la force de leur histoire et quand l’anniversaire contremandé fut enfin organisé à Venise, c’est pour y retrouver Paul qu’elle s’y rendit, leur offrant une nuit de pure romance, entre gondoles et Pont des Soupirs, entre un lien renforcé et une promesse d’éternité.
Il passe désormais un ou deux jours – et nuits – par semaine à LA, elle va parfois passer quelques nuits à Frisco. Ils mènent leurs vies et leurs affaires en s’aimant toujours et encore, et leur liaison est sans doute un secret de polichinelle pour la Famille dont ils ne prennent presque plus la peine de se cacher.
Elle l’avait enfin son prince charmant – même si désormais, elle est à la tête de sa propre fortune, au moins aussi élevée que celle de son compagnon – et celui-là serait éternellement beau et jeune, comme elle.
« … and the dreams that you dare to dream really do come true. » ♫♪