
Rheata Dale Watson était la fille adoptive d’un honnête couple de fermiers de l’arrière-pays californien. Adolescente, déjà, elle était attirée par les lumières de la grande ville; elle fut arrêtée à 17 ans parce qu’elle dansait, à demi-ivre, dans un cabaret « burlesque » d’Hollywood. Afin de la préserver des influences néfastes de Los Angeles, ses parents décidèrent de l’envoyer étudier à New York.
Elle y fit un premier mariage (elle en aura cinq), trouve un peu de travail dans les studios Pathé de Big Apple et fait ses premières apparitions à l’écran. Elle est belle, elle le sait, et elle remporte rapidement du succès. Dès 1919, la presse la surnomme « La fille la plus belle du monde ». Et dès 1920, elle est de retour en Californie, cette fois dans les studios, et non dans les cabarets, d’Hollywood.

Sous le pseudonyme de Barbara La Marr, elle s’immerge dans la vie nocturne d’Hollywood. Elle ne dort qu’une à deux heures par nuits, tient au café, à l’héroïne et à la cocaïne, multiplie les conquêtes, tourne quelques films (mais pas tant que ça, finalement), apparaît dans toutes les soirées mondaines.
Et le 30 janvier 1926, après plus de cinq ans à ce rythme, elle s’effondre et meurt soudainement. Les médecins parlent de fatigue généralisée, d’une tuberculose non traitée, peut-être de syphillis…
Barbara La Marr a été une étoile filante : une de ces starlettes à qui Hollywood a tout donné, avant de les dévorer vivantes.