Genevra Giovanni

Giovanni, 7e, « tante » d’Andreas ; infante d’Ambrogino Giovanni (inf. de Constanzia, inf. de Japhet)
• influence au nord du Mexique, neutre au milieu de la guerre
• relations tendues, passionnelles, conflictuelles ? avec Andreas

1929

Débarquée à l’improviste le mercredi 11/12/1929 à L.A. « pour affaires » mais refuse de loger au Manoir, préférant le Baltimore. Souhaite « papoter » avec Gaby.
Lance une violente attaque sur plusieurs fronts contre son neveu et ses influences, probablement pour reprendre le contrôle de Los Angeles. Hélas, tous ses plans échoueront.
Toutefois, afin que tout le monde garde la face, et vu l’exposition des Putanesca qu’elle aura provoquée – et l’enquête du FBI dont ils font l’objet -, Genevra se verra confier leur protection. Les Putanesca partiront donc sous son autorité au Mexique avant de s’installer à San Diego.

1943

Au cours de ces dernières années, Genevra a été face à une forme de paradoxe : d’un côté, la fin guerre civile au sein du Sabbat a permis de relancer considérablement ses affaires, en ayant, en la personne de Melinda Galbraith, une interlocutrice directe avec laquelle elle entretient des contacts réguliers; cette relation a permis également à Genevra d’avoir les coudées franches pour développer de remarquables réseaux d’Influence à Mexico, le Sabbat ne s’intéressant qu’assez marginalement au contrôle de la société mortelle. Mais d’un autre côté, sa réputation et son statut au sein de la Famille ont baissé.
Elle semble en froid avec Ambrogino, et par ailleurs d’autant plus isolée que rien (ni sa famille mortelle d’origine, ni sa Lignée vampirique, ni son sexe) ne joue en sa faveur pour obtenir les grâces des anziani. On la tolère donc parce qu’elle est là, parce qu’elle a ses réseaux, et aussi parce que personne n’a réussi jusqu’ici à lui piquer sa place.
Sans doute a-t-elle montré les crocs trop tôt : tout le monde considère désormais qu’elle est la rivale de son neveu Andreas … et c’est fou le nombre de personnes qui ont été financièrement aidées par Andreas ces dernières années. Certes, elle a récupéré San Diego. Mais c’est une maigre consolation : cinquante ans auparavant, toute la Haute Californie relevait encore de sa zone d’influence.
De méchantes rumeurs courent sur son compte : elle entretiendrait des liens étroits avec le clergé mexicain, et, à travers lui, la Société de Léopold; elle aurait aiguillé des meutes de guerre du Sabbat vers des rivaux appartenant au Clan Giovanni; elle aurait une liaison amoureuse avec Melinda Galbraith. Dans tous les cas, que ces rumeurs soient vraies ou fausses, la situation de Genevra est complexe, en ce moment.
Gaby : les contacts se sont poursuivis ces dernières années. Gaby sait qu’en plus des éléments ci-dessus mentionnés, Genevra connaît des difficultés avec la famille Pisanob, très largement majoritaire au sein des Giovanni mexicains (et à laquelle appartient Carmen Flores), et dont certains des membres semblent en opposition avec ellePar ailleurs, malgré tous ses revers, Genevra est loin d’être désarmée, y compris dans les domaines habituels de la Famille : la légalisation de la culture de l’opium au Mexique a donné naissance à ce qu’on appellera plus tard un Cartel, et qui se nomme encore « Les familles de Badiraguato », et qui est en passe de prendre le contrôle du trafic d’héroïne sur la frontière sud des Etats-Unis.

1954

La dernière décennie n’a pas été tendre pour Tante Genevra. Comme tous les Giovanni, elle a été frappée de plein fouet par le Maëlstrom, et y a perdu de nombreux servants de longue date. De plus, l’émergence soudaine des Portecrâne a été très dure pour elle : non seulement les nouveaux venus ont rapidement attaqué ses positions et ses Infants, mais ils se sont, dans les mois qui ont suivi, organisé autour d’une Ancienne appelée Unre, qui a fait alliance avec le Sabbat mexicain. Et depuis qu’ils disposent de leurs propres nécromanciens, les chefs du Sabbat se montrent nettement moins enclins à faire appel aux services de Genevra. Sur la côte atlantique, les Portecrâne ont également noué des relations étroites avec les Samedi, les rapprochant localement du Sabbat et sapant là encore ses positions.
Elle a été forcée de quitter Mexico, et de se replier à Culiacan, dans l’Etat de Sinaloa. Elle y a rapidement conquis un territoire important, en mettant notamment la main sur les cultures d’opium de la région (cultures légales à Sinaloa, mais dont l’export est officiellement très réglementé; officieusement, la région est, dans les années 1950, en passe de devenir l’un des coeurs du narcotraffico à destination des Etats-Unis).

Genevra a donc perdu du pouvoir et de l’influence, mais elle ne prend pas pour autant la chose au tragique : elle a déjà connu des revers de fortune par le passé, et elle sait qu’elle en connaîtra d’autres encore. Si son influence est aujourd’hui en reconstruction, elle n’en demeure pas moins réelle, d’autant que le reste du Clan, au Mexique et dans le reste de l’Amérique centrale, a considérablement souffert lui aussi : dans l’ensemble, elle s’en tire même plutôt mieux que la moyenne, et a pu profiter de la crise pour asseoir son influence sur la Famille du Guatemala et du Salvador. En revanche, au nord, elle a perdu du terrain, les cugini de Baja California se tournant désormais plutôt vers Andreas.

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