Lloyd Dickinson

Assamite AT ?
Coterie / affiliation : Eglise de Cain, Jolly Roger’s
Quartiers / Domaines familiers : –
Influences connues : –

1943

Assamite ?
Venant du Mexique, précédent le retour de la Horde.
Contact/allié ou payé par Genevra pour provoquer l’étreinte de Gaby.
Leader de l’Eglise de Caïn. Affilié aux Jolly Rogers

Soutien de Tara.

♫♪ So if you meet me have some courtesy
Have some sympathy, and some taste
Use all your well-learned politness
Or I’ll lay your soul to waste ♪♫

En 1950, alors que Benny est parti en Russie avec Morgan, Gaby se retrouve à enquêter sur quelques meurtres particulièrement sanglants et trop caractéristiques. Très peu, voire pas du tout discrets, souvent des femmes mordues au cou et vidées de leur sang, la gorge parfois arrachée : le carnage est une fracassante brisure de mascarade qu’elle doit non seulement dissimuler mais surtout faire cesser. Si elle peut faire appel à Bernardo et quelques alliés ou autres vampires concernés pour dissimuler les corps, la découverte du coupable la bouleversera profondément : le monstre, le « draugr », sans doute étreint à la façon sabatique est un enfant, même pas un adolescent. Hispanique, sauvage, incapable de réprimer sa soif et de contrôler sa bête, le petit garçon devenu un prédateur sanguinaire s’attaquera à Gaby alors qu’elle essaie de l’apaiser, de communiquer, ce qui s’avère quasi impossible, avant de s’enfuir. Il lui faudra plusieurs nuits pour prendre la décision qui s’impose jusqu’à la découverte d’un nouveau corps. Et deux questions lui viennent alors commençant toutes deux par « qui ? » : qui a commis cette nouvelle atrocité en donnant l’étreinte à un enfant et qui pourra y mettre un terme? L’espace d’un instant, elle envisage de faire appel à Gamsakourian mais la crainte qu’il en parle à Benny la retient. Et puis d’assamite à sabatique, elle finit par se décider à aller voir la seule personne qui pourra peut-être répondre à sa première question et surtout qui pourra accomplir ce dont elle-même est incapable.

Et c’est un soir de pluie, sur les quais, dans un décor froid et angoissant de film noir qu’elle se retrouvera face à Lloyd Dickinson après plusieurs années passées à l’esquiver autant que possible. Il l’attend, dissimulé dans les ombres, s’amusant sans doute à apparaitre au détour d’une brume pour la surprendre en arborant un petit sourire en coin particulièrement agaçant. Les sentiments de Gaby sont aussi contradictoires qu’insupportables. L’homme face à elle est aussi fascinant que terrifiant, aussi attirant que repoussant. Ses tripes se nouent au souvenir de sa mort et pourtant, elle lui doit cette libre éternité. Elle sent en lui le prédateur et pourtant, il n’y a que très peu de personnes auprès de qui elle se sent autant en sécurité. Et en cela, en tout cela, il est terriblement dangereux. Et détestable. Elle a besoin de lui, c’est elle qui a demandé à le voir et lui se fait un plaisir d’être serviable… S’il ignore totalement qui a pu étreindre l’enfant, il accepte de mener la traque et d’éliminer « l’abomination ». Il lui fait un même prix d’ami : à peine quelques pintes. Il lui doit bien ça et c’est après tout un service qu’il rend à la cité et à ses semblables. Mais il aimerait sincèrement rester en contact, l’invite à venir assister à un rite de l’Eglise de Cain, insiste pour qu’ils ne restent plus si longtemps sans se voir. Il l’appelle désormais de temps en temps prenant de ses nouvelles et elle se surprendra à lui rendre la pareil. Il leur arrive même parfois de se retrouver, pour discuter, lors d’une balade sur les quais et il lui présentera son infant comme si c’était normal, comme il lui présenterait un membre de sa famille, comme à quelqu’un à qui on tient… Oui, Lloyd Dickinson fait partie de sa non-vie, de son éternité : c’était le cas depuis la première seconde, et le nier ne le rendait pas moins vrai. Il fallait juste l’accepter.

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