1954 : Couple, sexes et sexualité dans les années 1950

Le rapport d’une société à sa propre sexualité en dit beaucoup sur la mentalité d’une époque, et les années 1950 sont, pour les Etats-Unis, l’époque d’une remise en question et d’un début de transformation profonde. La société est tiraillée entre traditions conservatrices et tentation de changement.

Couple : une vision conservatrice

La vision idéalisée que les Etats-Unis ont de leur propre sexualité est, dans les années 1950, résolument conservatrice : la sexualité est une affaire privée, conjugale, reproductive, monogame et exclusivement hétérosexuelle. Le plaisir, voire l’épanouissement sensuel, ne sont pas interdits au sein du couple mais ils ne sont pas non plus perçus comme autre chose qu’un bonus, une sorte d’heureux hasard que l’on peut obtenir d’une relation conjugale harmonieuse. Le foyer est un havre de paix et de sécurité affective, où chacun a une place bien déterminée. Si Monsieur peut être autorisé à quelques frasques hors du foyer conjugal, tout cela doit rester discret et ne jamais être évoqué. La bonne mère au foyer est encouragée à ne jamais poser de questions et à ne pas se demander ce que son mari fait, si d’aventure il sort le soir, voire passe toute la nuit dehors. Ci-dessous : un extrait de Housekeeping Monthly, magazine féminin à destination des femmes au foyer. L’extrait date de l’année suivante, mais représente bien la mentalité du temps :

Hollywood soutient largement cette vision conservatrice, même dans ses films qui ne semblent pas le faire. On peut par exemple se souvenir que dans Rebel without a cause (La fureur de vivre, sorti en 1955, tourné en 1954), le personnage joué par James Dean est rebelle en raison du manque d’autorité paternelle, sa mère étant trop présente dans les discussions avec son père; une scène dramatique, dans laquelle il voit son père en tablier s’occupant de tâches domestiques, est vécue comme humiliante, pour le père comme pour le fils, et le Stand, Dad… de Dean est clairement une prière de restauration de l’autorité patriarcale : un homme se préoccupant de telles choses est donc non seulement peu viril, mais met en danger l’équilibre psychologique de ses enfants. Le happy end et la guérison du mal-être du jeune homme sont amenés par la promesse d’un retour de l’autorité paternelle et d’une réintégration de la mère à sa juste place dans le foyer. Si le film présente la chose d’un point de vue dramatique, il n’en demeure pas moins un témoignage d’une certaine évolution des mœurs et des relations au sein du couple, y compris dans la bourgeoisie blanche.

Baby boom et mariage

Le retour des vétérans, désireux pour la plupart de trouver la paix et d’établir une famille, a été l’une des causes du baby boom. Le baby-boom est également le résultat d’une économie florissante, d’une certaine confiance dans l’avenir et d’une épidémie de mariages pendant et juste après la guerre (on se marie souvent juste avant de partir au front; d’autre part, les jeunes filles accordant pour la première fois leurs faveurs au beau fiancé devant s’en aller le lendemain ne sont pas rares, et cela implique, de la part dudit fiancé, un mariage au retour). A la fin de la guerre, la plupart des établissements tels que crèches et garderies sont fermés, et les femmes sont encouragées à reprendre le chemin du foyer.

En 1953, 76% des Américaines (deux sexes confondus) de 25 ans sont mariés, et 88% des plus de 40 ans. Les enfants naissant hors mariage sont rares en dehors des milieux noirs mais commencent à apparaître dans les classes laborieuses blanches, là encore du fait de la guerre : c’est typiquement le cas pour des fiancées s’étant retrouvées enceintes pour avoir fêté Pâques avant les Rameaux, et dont le fiancé est mort au front. Réputées faciles, ces mères célibataires n’ont que très peu de chances de trouver un nouveau mari mais peuvent en revanche attirer pour une nuit l’intérêt du père de famille en goguette.

Dans l’ensemble, on se marie plus jeune qu’avant la guerre : en moyenne, les hommes, qui se mariaient à 24 ans en 1938, le font désormais à 21, et les femmes, qui se mariaient à 22 ans, le font à 19.

L’hégémonie économique du mari au sein du couple est également remise en question : même si c’est souvent à temps partiel, de plus en plus de femmes travaillent, et les années de guerre ont montré qu’elles pouvaient sans problème occuper des postes dans l’industrie, l’administration « sérieuse » ou autres carrières jusqu’alors réservées aux hommes. Les couples dans lesquels le mari et la femme travaillent, qui jusqu’alors ne concernaient que les classes les plus pauvres, deviennent plus courants : si en 1954 ils font encore figure d’originalité ou d’excentricité dans la bourgeoisie, ils sont en revanche monnaie courante parmi les middle-class.

Welfare feminism

Les mouvements féministes existent déjà en 1954 mais ils sont discrets, et loin d’être mainstream : le féminisme égalitaire est une idée qui fait son chemin, mais qui reste réservée aux cercles de gauche, et est donc relativement suspecte. Quant au féminisme radical, il n’existe que dans quelques cercles très fermés, marginaux et généralement lesbiens. La principale forme de féminisme des années 1950 est un welfare feminism, qui s’intéresse surtout à la contribution des femmes à la société : il insiste en général principalement sur le fait que la tenue d’un foyer et les soins aux enfants représentent un travail réel, et une réelle contribution à la société en général, et non pas une forme de parasitisme économique à l’égard des revenus du mari.

Le welfare feminism insiste sur le fait que cette contribution devrait avoir un prix, et faire l’objet, par exemple, d’une retraite minimale indépendante, qui ne serait pas une reversion des revenus d’un époux décédé. Certaines assurent même qu’il n’est pas tolérable que pour un travail équivalent, les salaires féminins soient inférieurs de 40% aux salaires masculins dans l’industrie et le tertiaire et réclament, à travail égal, un salaire égal. De telles extrémistes, aux dangereuses tendances marxistes et antiaméricaines, restent cependant rares et la plupart des femmes, même les plus progressistes, sont trop responsables et trop raisonnables pour tomber dans ce genre de travers. Chacun sait bien, en effet, que l’installation de politiques sociales et d’un welfare state ne mène qu’à une seule chose : la ruine pour tout le monde. D’ailleurs les politiques sociales, c’est bien ce que faisait Hitler en Allemagne, non ?

Le choc du Rapport Kinsey

Le Rapport Kinsey paraît en deux parties : la première en 1948 (Sexual Behavior of the Human Male) et le second en 1954 (Sexual Behavior of the Human Female). Il s’agit des premières études à très grande échelle sur le sujet ; elles allient psychologie, médecine et sociologie, et tentent de définir une science nouvelle : la sexologie. Les deux rapports sont le résultat de milliers de longs entretiens (environ 3000 hommes et 2000 femmes), réalisés depuis 1945. Les chiffres avancés par Kinsey ont de quoi surprendre et déranger une Amérique conservatrice : ainsi, selon Alfred Kinsey, 90% des hommes et près de 50% des femmes ont eu des rapports sexuels avant le mariage ; 92% des hommes et 65% des femmes ont déjà pratiqué la masturbation ; 37% des hommes et 13% des femmes admettent avoir eu au moins une fois des rapports homosexuels ; et 50% des hommes et 26% des femmes ont déjà au moins une fois trompé leur partenaire; plus de 70% des hommes ont déjà eu recours à une prostituée, et presque 6% des femmes disent avoir eu, au moins une fois, des rapports sexuels en échange de rémunération, de cadeau ou de faveur.

Les publications de Kinsey choquent l’Amérique et lui tendent un miroir qu’elle n’a pas forcément envie de regarder en face. L’Echelle de Kinsey, qui va de 0 (strictement hétérosexuel) à 7 (strictement homosexuel), encourage à l’abandon d’une classification en deux orientations exclusives, et présente les préférences des individus comme se plaçant dans un certain continuum. Là encore, le concept est choquant, surtout au moment de la Peur Lavande (voir plus bas).

Très vite, des critiques émergent, et bien souvent justifiées : Kinsey n’est pas un statisticien, et ses chiffres ne sont pas redressés ; de plus, ses échantillons souffrent d’un important biais de sélection. Parmi les hommes interrogés, par exemple, figurent beaucoup de vétérans de la Deuxième Guerre Mondiale, qui ont eu accès aux bordels militaires de campagne, ce qui tend à augmenter proportionnellement le nombre d’hommes ayant eu recours à la prostitution ; les prisonniers de droit commun sont également sur-représentés, de même que les homosexuels ; enfin, les Américains ruraux, les religieux, les Noirs et les Hispaniques sont proportionnellement sous-représentés dans ses échantillons, d’où une vision globale faussée. Le rapport fait donc surtout le portrait d’une certaine Amérique blanche, éduquée, plutôt de gauche, urbaine et vivant sur les deux côtes (plus d’un tiers des sujets de Kinsey vivaient soit à New York, soit à San Francisco). Les chiffres de Kinsey sont par conséquent à prendre avec des pincettes, et représentent davantage des ordres de grandeur généraux que des statistiques précises. Reste que ce qu’ils indiquent demeure en contradiction avec l’image que les Etats-Unis avaient jusqu’alors d’eux-mêmes.

D’autres attaques portent sur la vie privée d’Alfred Kinsey : bisexuel, vivant en couple libre et masochiste (il passera toute sa vie adulte à s’insérer des épingles et de brosses à dents dans l’urètre et finira même aux urgences pour une circoncision artisanale faite sans anesthésie), Kinsey a peut-être souhaité projeter sur l’Amérique sa propre vision du monde et de la sexualité, se présentant lui-même comme plus « normal » qu’on ne pourrait le croire.

Les religieux ne sont pas en reste : certains pasteurs décrivent les travaux de Kinsey comme profondément immoraux. Quant à l’église catholique, elle émet des réserves plus nuancées. Ainsi, un curé de la Côte Est déclarera : « Tout cela, nous le savions déjà. Les confessions nous l’apprennent depuis toujours. Mais était-il bien utile et raisonnable de le faire savoir sur la place publique ? ».

Outre les religieux, ce sont les psychiatres et psychanalystes qui attaquent le plus frontalement Kinsey. Ils lui reprochent de chercher à normaliser les perversions. Cette attaque est d’autant plus véhémente qu’à l’époque, le traitement psychiatrique des déviances sexuelles (notamment l’homosexualité) représente une part très importante de leur chiffre d’affaires.

Bien évidemment, Alfred Kinsley sera également accusé de communisme et d’antiaméricanisme. Mais le Rapport Kinsey, dont la diffusion va peu à peu s’élargir au grand public, va être l’une des pierres angulaires de la révolution sexuelle des années 1960-1970.

Kinsey continuera chaque année à mettre à jour son rapport, au fil des nouveaux entretiens. Les dernières versions, publiées juste avant sa mort en 1957, compteront un total de 10 000 entretiens, mais il ne parviendra jamais aux 100 000 qui étaient son objectif.

Playboy

Fin 1953, paraît le premier numéro de Playboy, qui tape très fort pour sa sortie, puisqu’il propose des nus en couleur de Marilyn Monroe. Les photos datent de 1949, ont été prises sous pseudonyme par l’actrice avant qu’elle ne perce, et alors qu’elle était en détresse financière et Hugh Hefner a racheté les négatifs au photographe sous le manteau, sans que Monroe soit au courant ni ne reçoive le moindre cent mais qu’importe : ce numéro 1, financé par les économies de Hefner et par quelques actionnaires qu’il a réussi à convaincre, se vendra à plus de 50 000 exemplaires, un record pour un magazine de ce type. Esquire, le magazine masculin pour lequel Hefner écrivait auparavant, et qui ne comprenait rien de plus osé que quelques dessins de pin-ups, ne dépassait pas les 30 000 exemplaires mensuels, en étant la revue de ce type la plus vendue aux Etats-Unis.

Playboy connaît donc un succès immédiat, en particulier du fait de la diversité des sujets qu’il aborde : ainsi, on peut prétendre s’y intéresser pour ses articles consacrés aux loisirs, à la mode masculine ou encore au cinéma. Si la revue reste sulfureuse (une bonne mère de famille n’accepterait jamais que son mari ramène ce genre de torchon à la maison), et acheminée à ses abonnés sous pli discret, il n’en demeure pas moins que Playboy ouvre une voie, et amène une forme de pornographie soft à portée du grand public.

Aussi scandaleux que soit le magazine, ce succès propulse Hugh Hefner comme l’une des figures du monde de la presse et du show-business californien. Rapidement, il reçoit des propositions de starlettes proposant de poser pour lui.

Magazines féminins

Les publications destinées aux femmes au foyer restent très correctes et conservatrices : on y parle mode, décoration d’intérieur, couture, cuisine, éducation des enfants. Mais à partir de 1952, commencent à paraître des girlie magazines, destinés à des femmes plus jeunes, et qui commencent à aborder certains sujets. Toujours avec beaucoup de précaution et à mots choisis, bien entendu, et généralement dans un cahier à part que la lectrice peut facilement détacher et jeter si elle le souhaite ; mais on commence à évoquer des sujets tels que les protections périodiques, les cycles de fertilité, ou encore le coït interrompu.

Party girls

Elle existait déjà dans les années 1920 mais c’est au milieu des années 1940 que la party girl fait son retour dans la société américaine. Il ne s’agit pas réellement d’une prostituée, ni d’une femme entretenue, plutôt d’une jeune fille célibataire qui, en attendant le Prince Charmant, n’hésite pas à s’amuser. Typiquement, elle travaille à temps partiel dans un bureau ou un grand magasin, vit, souvent en colocation, dans un petit appartement ou une chambre de bonne du centre-ville, et passe ses nuits dans les bars et les boîtes de nuit ; elle y rencontre occasionnellement des hommes (de préférence aisés et plus âgés), qu’elle ramène chez elle ou suit chez eux sans réellement demander quoi que ce soit en échange, mais chacun sait que des cadeaux sont les bienvenus. Bijoux, vêtements, invitations au restaurant : ce qui ne sera pas porté ni consommé sera revendu dans les jours qui suivent, et fournira à la party girl un revenu complémentaire parfois non négligeable. Au bout de quelques années, elle finira par trouver « le bon », s’arrangera pour qu’il divorce et s’installera avec lui. Il fera semblant de croire qu’il était, sinon le premier, du moins parmi les premiers, et elle se mariera en blanc. Il va sans dire que la party girl est la hantise de la femme au foyer propre sur elle et correcte.

Homosexualité : la Peur Lavande

La Peur Rouge (Red Scare) s’accompagne d’une Peur Lavande (Lavender Scare), qui touche les homosexuels. Considérés comme psychologiquement déviants, et donc peu sûrs pour ce qui a trait à des sujets d’intérêt national, les homosexuels, pour la plupart in the closet, sont de plus des cibles faciles pour du chantage de la part d’agents soviétiques. L’homosexualité est, à l’époque, fortement pénalisée, et le coupable peut encourir des amendes, une obligation de traitement psychiatrique (ce qui peut inclure une lobotomie forcée dans les cas désespérés) ou même, dans un grand nombre d’Etats, une peine de prison : il est donc la cible idéale pour un maître-chanteur (certains gangs d’extorsion, comme les Chickens and Bulls, s’en feront d’ailleurs une spécialité).  

L’expression Lavender Scare vient du terme lavender lads (les gars lavande), qui est un euphémisme pour désigner les homosexuels dans les années 1950. En 1950, le Secrétaire d’Etat John Perufoy, sans citer de nom, signale au public qu’il a nettoyé son ministère, et renvoyé des corps diplomatiques 91 hommes et femmes soupçonnés d’homosexualité. Joseph MacCarthy lui emboite le pas et nomme un de ses adjoints, Roy Cohn (dont, ironiquement, on apprendra trente ans plus tard qu’il était lui-même un homosexuel in the closet), à la tête d’un groupe spécial chargé d’épurer l’administration. La même année, la sénatrice républicaine Margaret Chase Smith demande au Congrés de débloquer des fonds afin de financer des recherches permettant de développer « un appareil, un peu comme un appareil de radiographie, qui nous permettrait de repérer facilement et à coup sûr les homosexuels. »

Dans les derniers mois du mandat de Truman, l’administration fédérale estime s’être débarrassée en tout d’environ 450 homosexuels infiltrés. Mais les tenants de la Peur Lavande estiment qu’il faut passer à la vitesse supérieure. En 1953, le président Eisenhower émet l’Executive Order 10450, qui interdit aux homosexuels d’être employés par des services fédéraux : c’est le début, au sein de l’armée et de la marine, de la politique Don’t ask, don’t tell. L’année suivante, une loi, votée par le Congrès, étend la mesure à tous les employés des administrations locales, ainsi qu’à l’ensemble des employés d’organismes privés sous contrat avec l’Etat. On estime que ce sont ainsi 20% des emplois aux Etats-Unis qui sont interdits aux déviants et pervers. Joseph MacCarthy le signalera lui-même dans un discours : « Les homosexuels sont une menace pour l’American Way of Life. » Au cours de l’année 1953, plusieurs milliers de personnes sont ainsi renvoyées de l’administration américaine ; le chiffre exact est inconnu, la plupart de ces départs étant dissimulés sous la forme de départs volontaires, de mise à la retraite anticipée ou encore de renvoi pour des infractions disciplinaires, mais il s’agit sans doute de 30 000 à 40 000 personnes.

Un comité exécutif, contrôlé par le Sénat et qui en 1954 est sous la direction du sénateur Clyde Hoey, est constitué afin de s’assurer de la moralité et de la sexualité de l’ensemble des employés fédéraux et des autres personnes concernées par la mesure. Le FBI mettra d’importants moyens à disposition du comité, et de nombreux agents seront recrutés afin de mettre en place ces contrôles. Là encore, on peut voir une certaine ironie dans ce fait, quand on sait qu’Edgar Hoover était homosexuel et vivait en couple avec son principal adjoint.

L’Executive Order 10450 tombera peu à peu en désuétude à partir des années 1980, quand le bureau chargé du contrôle de la sexualité des employés fédéraux fermera progressivement ses portes et que le FBI consacrera ses ressources à d’autres sujets; mais il ne sera officiellement aboli qu’en 1995, sur ordre de Bill Clinton.

Il est à noter que si l’homosexualité est combattue pour les deux sexes, c’est surtout l’homosexualité masculine qui préoccupe les autorités : quelques lesbiennes seront certes renvoyées de l’administration, mais il ne s’agit que d’événements relativement marginaux. Dans l’ensemble, l’homosexualité féminine est surtout considérée comme une déviance qu’une ferme main masculine peut facilement corriger. L’exemple typique est le personnage de Pussy Galore (littéralement : de la chatte à gogo), qui dans Goldfinger (1964, donc encore dix ans après la date qui nous préoccupe ici; le roman de Ian Fleming, qui comprend l’épisode en question, date de 1959) est guérie de son lesbianisme par James Bond : alors qu’elle prétendait ne pas aimer les hommes, elle lui cède dès qu’il la force à l’embrasser et qu’elle se rend compte de ce qu’elle manquait jusqu’alors; en fait, tout ce qu’il lui fallait c’était de rencontrer un homme, un vrai. Du coup, elle se range du côté du bien et passe du camp de Goldfinger à celui du beau James.

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