
Née officiellement en 1920 à San Diego, d’une mère italo-californienne et d’un père aux ascendances plus mexicaines que vénitiennes, Donna Ramos est une jeune femme comme il y en a tant, ayant fait tourner la tête de nombreux garçons et envoyé son pucelage par dessus les orties un peu trop tôt pour que son père accepte qu’elle demeure sous son toit trop catholique sans que tout cela ne tourne un jour au drame. S’enfuyant à Los Angeles avec un certain Bill ou Bob à 18 ans, elle se retrouvera bien vite seule dans cette grande ville qui lui fait miroiter des alouettes et lui offre 1001 rêves de célébrité que Bill ou Bob lui interdit, rêvant lui de l’enfermer dans sa cuisine et de lui faire des gosses.
Très rapidement sans le sou, mais consciente depuis toujours de ses charmes, elle aura fini par en vivre en faisant quelques passes, tout en courant les studios pour finir sous des bureaux ou sur des canapés un peu trop souvent à son gout.
Elle sera repérée par Juliette Lamor qui lui trouve un je-ne-sais-quoi de familier et lui aura offert de tourner dans ses films à elle, sous des conditions financières finalement bien plus acceptables. Très rapidement, le courant passe entre ces deux femmes qui se ressemblent terriblement – et pour cause! Juliette n’a pas d’enfant, et sans doute voit-elle en cette jeune femme belle, ambitieuse et fière malgré sa déchéance récente, une héritière. C’est ainsi que naitra la fantaisie « Bella Donna », propulsée « star » de SinYourself dès l’année 1939 et vedette de plusieurs films.
Ironiquement, cette star du porno n’en a jamais « vraiment » fait. En effet, si ses admirateurs connaissent par coeur le grain de beauté – factice – qu’elle a au creux des reins, l’ourlet de sa bouche – redessinée au maquillage – ou la blancheur de ses cuisses – pas forcément toujours les siennes – vibrant sous des caresses lascives, elle ne participe en vérité jamais à aucune scène de sexe autrement qu’en spectatrice, narratrice ou silhouette dénudée en marge de l’action. « Au mieux », a-t-elle été vue au coeur d’une orgie sous des dizaines de mains qui n’ont pas approché plus loin que le creux de ses jambes. Mais c’est une illusion qui fonctionne et nombre de marins en permission se souviendront de son incroyable « performance » de brouette mexicaine ou d’une levrette éblouissante qui aura alimenté leurs fantasmes… C’est que la belle tient à ses genoux – ce qui est pratique pour une levrette, btw!
Lorsque Juliette commence à se retirer des affaires dès 1943 et plus encore en 44 avec la maladie de « Courtichou », c’est Donna qui peu à peu prend en main le business de SinYourself et le fait avec le même talent que sa créatrice. Dès 1945, elle en sera la seule directrice, Juliette « J » Lamor disparaissant au Texas après la mort de son époux.

• ID Alternative succédant à Juliette « J » Lamor
Héritière de « J », cette identité est celle d’une productrice de porno et pilier de l’influence Sex-business de Gaby.
SinYourself va s’étendre au delà de la production d’image et peu à peu, un réseau de « contacts » dans les milieux du sexe va s’étendre au-delà des pellicules, Bella Donna a l’ambition de devenir « Madame » de Hollywood.
Femme aussi libre et pragmatique que l’était son modèle, aux mœurs très légères lorsque nécessaire, infiltrant les milieux du plaisir et de la débauche de Los Angeles, elle développe des contacts et influence entre les clubs privés, les bars nocturnes et les production « off » de Hollywood. Il est si facile de se nourrir dans ces milieux…
Adresse & contact : C’est toujours aux bureaux que l’on peut l’appeler ou laisser un message. « Mademoiselle » passant ses nuits à travailler, elle dort tard et n’est que rarement disponible avant 22h…
Dans un petit immeuble discret au nord-ouest du quartier, dans une rue parallèle à Hollywood bd qui abrite un petit studio de tournage de film et de photo pour les production érotiques et pornographique « SinYourself« . A l’étage se situent les bureaux de rédaction du journal du même nom et de Hollywood Gossip.
C’est donc là également, au deuxième étage, que vit Belle Donna ou en tous cas que l’on peut la contacter et parfois la rencontre
* et pour ceux qui ne connaissent rien au porno, il existe bien une star du X appelée Bella Donna mais… elle est un peu plus jeune :p