Frère Iorik

Cappadocien (harbinger)
○ Coterie / affiliation : Giovanni
○ Quartiers / Domaines familiers : –
○ Influences connues : –

1945

Portecrâne recueilli au Manoir Giovanni. Il passe l’essentiel de son temps dans les cryptes, où il semble à l’aise en compagnie des cadavres. Il dispose visiblement d’une connaissance encyclopédique de l’Outremonde est s’est révélé un collaborateur plutôt enthousiaste et très intéressé par les avancées de ces derniers siècles en matière de nécromancie.

1954

Un mort parmi les morts, un cadavre dans un cimetière … c’est ainsi qu’il se voit. De son vivant, Iorik avait été un adorateur du Diable, et c’est pour cela qu’il fut parmi les condamnés de la Fête de Folie. Maintenant qu’il a vu de près de quoi l’enfer a l’air, il semble être revenu sur ses croyances antérieures mais n’a pas pour autant fait la paix avec Dieu, et insulter les puissances divines fait partie de son quotidien; un psychiatre parlerait d’un syndrome de Gilles de la Tourette, un curé de possession. En tous les cas, qui s’aventure dans les profondeurs des cryptes du Manoir y entend souvent sa voix, murmurant des heures durant des injures et des blasphèmes en latin. Car Iorik n’a jamais appris d’autre langue, trouvant celle-là bien suffisante pour communiquer : après tout, les gens qui l’intéressent vaguement la parlent déjà, ceux qui l’intéressent vraiment ne parlent plus, et ceux qui ne la parlent pas ne l’intéressent pas non plus.

Iorik aime les morts. Il aime leur calme, leur apparence, le goût fade de leur sang. Il aime les toucher, leur parler, les rassurer, les cajoler. Il aime aussi quand ils lui rendent de menus services ou quand il anime certains d’entre eux. Les profondeurs des cryptes sont son domaine, et s’il ne se permettrait jamais de toucher à certains cadavres (Don Andreas lui a formellement interdit l’accès à certains), ceux qu’il peut toucher, et notamment ceux qu’on lui livre, sont ses jouets, ses petits chéris, ses tendres familiers. Grâce à l’entremise de Philip Giovanni, le Manoir récupère régulièrement des John et des Jane Doe qui devraient partir à la fosse commune ou dans une tombe anonyme. Ils ne sont pas perdus pour tout le monde.

Iorik a dévoré tout ce qu’on voulait bien lui laisser lire en matière de Nécromancie, et il discute avec plaisir de ce qu’il sait de l’Outremonde. Et il en sait beaucoup. Il dit avoir visité Stygia, mais également l’ombre de l’antique cité d’Enoch et contemplé les tombeaux d’Antédiluviens aux noms inconnus. Il prétend avoir arpenté les marches menant au Labyrinthe, visité des îles inconnues sur la Tempête et pactisé avec des esprits qui vivent parmi les Morts mais n’ont jamais été humains. Il dit s’être réjouit de la destruction de Cappadocius et avoir longtemps recherché son âme de l’Autre Côté, dans l’espoir de la détruire, sans succès.
Iorik connaît le Rituel du Masque Noir, qu’il réalise occasionnellement, quand l’envie de discuter avec les esprits lui prend. Il peut l’enseigner à ses Alliés.

Masque Noir (Rituel – Nécromancie OOO)

Le Rituel exige un crâne humain intact, dont le Nécromancien découpe la face antérieure, et qu’il ajuste à son propre visage pour en faire un masque, qui, à l’issue du lancement, adhère à son visage. Pour un observateur extérieur, il ne se passe rien de plus. Pour le Nécromancien, cependant, tout change, car il perçoit désormais à la fois l’Outremonde et le monde physique, que ce soit par ses yeux ou ses oreilles. Ces doubles perceptions, qui se surimposent et peuvent être contradictoires, sont parfois dérangeantes et peuvent occasionner de sérieux soucis. Mais le principal attrait du sort réside dans le fait que les résidents de l’Outremonde perçoivent désormais le personnage comme l’un des leurs. Ils sont incapables de le différencier d’un Fantôme, seuls ceux disposant d’un score de Fatalisme au moins égal à son score de Nécromancie pouvant avoir un doute. L’effet cesse au bout de (Durée) ou quand le masque est retiré. Un masque retiré, même brièvement, perd immédiatement tout pouvoir.

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