
Fille de Peter Gilligan et Gabriella Donizetti
Née en 1924
Anna est l’inverse de sa soeur, aussi rousse que la première est brune, aussi agitée que la première est calme, aussi garçon manquée que la première est une princesse. A la mort de sa mère, la petite fille a d’abord multiplié les crises de colère, détestant tout le monde et particulièrement sa nourrice, puis son père, puis sa soeur et surtout la cousine sortie de nulle part et qui lui rappelait trop maman. Il lui aura fallu du temps, du silence et un poney pour apprendre à s’apaiser. Cascadeuse téméraire dès son plus jeune âge, petit bout de chou infatigable, refusant d’apprendre à danser, à jouer du piano et à coudre, la gamine se passionnera pour le sport, et particulièrement l’équitation, décidera qu’elle adore les mathématiques et Ray Bradbury, la mécanique et détestera les gens. Elle décrétera même un jour que l’homme qu’elle veut épouser, c’est Morgan Saint-John. Bon, heureusement, ça ne durera pas trop longtemps puisqu’elle tombera ensuite amoureuse -dans le désordre – de son professeur de physique, du mécanicien, d’un peintre, du jardinier, d’un violoniste, d’une danseuse amie de sa soeur – et oui, à 16 ans, il faut bien faire son coming-out!- avant de finalement décréter que l’amour c’est nul. Élève naturellement brillante, c’est son dégout des matières enseignées et sa rébellion qui lui valent longtemps des notes catastrophiques dans les trois-quart des matières enseignées à la bonne école de Silverlake. Mais c’est en revanche avec brio qu’elle réussit sa première année au CalTech, et semble promise à une belle réussite à venir, maintenant qu’elle a réussi à convaincre son père de la laisser aller à l’université, rejoignant en parallèle les forces réservistes.
1943-1954
La bouillante cadette de Gabriella a épousé, quelques mois après le très italien mariage de sa soeur, le chercheur Arie Hagen-Smit et l’assiste dans ses travaux. Cela ne l’a pas empêchée de donner deux enfants à la famille (Monica & Joanna) sans pour autant réellement décrocher de ses recherches universitaires.
En 1954, elle s’occupe essentiellement de ses enfants, tout en servant de secrétaire scientifique à son époux et en travaillant, quand elle a quelques minutes, à sa propre thèse, consacrée aux pollutions aquatiques.