
Fils de Benito & Agata Putanesca
Né en 1928
Andreas n’a pas fait la Deuxième Guerre Mondiale, et il en a conçu le sentiment d’être, à une ou deux années près, passé à côté de son destin. Il voulait s’engager pour la Corée, mais sa mère a réussi à le convaincre de ne pas le faire. Il a accepté, mais, là encore, avec l’impression d’avoir raté quelque chose.
Plus jeune, on l’estimait pouvant s’intéresser à la religion. Et il a effectivement étudié la théologie à l’université pendant deux ans, en prévision, peut-être, d’une entrée au séminaire. Mais les tragédies qui ont frappé sa famille ces dernières années ont bouleversé le jeune homme, et il a été amené à reconsidérer ce qu’il estimait être sa voie tracée. Il est certain qu’il a, un temps au moins, été tenté d’entrer dans les affaires, de manière à se raccrocher en quelque sorte à l’héritage de ce père absent. Mais il s’en est dissuadé, craignant de reproduire également les schémas de violence et, en quelque sorte, de perpétuer la « malédiction ».
En 1951, il a enfin trouvé sa voie, et a entamé des études de médecine, avec une spécialisation en psychiatrie. Il a très vite acquis une fascination pour les enfants souffrant de troubles psychiques ou mentaux, qu’ils soient congénitaux ou issus de traumas. Début 1954, toujours étudiant, il a rejoint la NARC (National Association for Retarded Children, premier groupement de parents et de médecins spécialisés destiné à soutenir les familles d’enfants autistes, trisomiques ou souffrant de handicaps mentaux ou psychologiques).