aka Adelina Francesca della Santina Gabrielli*
aka Baroness aka Pearl

Née à Florigno, Ombria, Italie, le 15 septembre 1926, descendante par une branche cadette de la famille Gabrielli et Baglioni.
A l’heure où la noblesse italienne a le sang aussi clair que le chianti, Fabrizzio est encore baron dans son petit château donnant sur un vignoble, heureux père de quatre enfants dont un fils ainé qui fait sa fierté, deux filles adorables qu’il envisage de marier à de riches industriels en quête de quartiers de noblesse à ajouter dans la mixture de leur sang ordinaire, et un petit dernier dont on verra bien ce qu’on fera. Tout semble aller pour le mieux et les enfants reçoivent une éducation à la campagne puis dans des écoles privées catholiques avant d’être envoyés en pensionnat à Pérouse jusqu’à ce qu’un gros homme sans moustache devienne le meilleur ami d’un petit homme avec une petite moustache. Suivant le courant de la majorité de la noblesse à l’époque, Fabrizzio Gabrielli lève la main bien droite, soutient l’homme qui veut rendre sa grandeur à leur nation confetti et chante haut et fort… puis de moins en moins fort. Et sans doute pas assez. Ayant par le passé et par sa réussite suscité nombre de jalousies, le « baron » est accusé de conspirer contre la gloire du royaume fasciste et d’aider des anarchistes – ou des juifs, peut-être des communistes, voire les trois. Et un soir d’hiver 1938, la tragédie frappe avec violence quand des chemises brunes déboulent dans le petit paradis bucolique et l’incendient, pillent et volent tout ce qu’ils trouvent, exécutent Fabrizzio et emprisonnent son épouse Valeria et le petit Guillermo.
Dès le lendemain, les 3 enfants qui sont toujours en pensionnat à Perouse disparaissent, emmenés pour les filles par une tante romaine et pour l’ainé, Ludovico, par le frère cadet de Fabrizzio. On sait que Ludovico périra à Monte Cassino, et que sa soeur, Federica, fera un beau mariage avec un suisse en 1947 avant de mourir d’une pneumonie deux ans plus tard. On perd totalement la trace de Guillermo et Adelina…*
Le destin d’Adelina se poursuit outre atlantique, une autre branche de la famille ayant implanté ses racines 50 ans plus tôt des deux côtés du continent. La jeune fille de 12 ans débarque sur les quais de la grosse pomme en février 1939 avec une petite valise, son certificat de baptême et un manteau trop fin couvrant ses épaules. Trimballée de cousin en cousin, elle conquiert finalement le cœur de la vieille tante Adelina Gabrielli – oui, elles ont le même nom, et c’est sans doute ce qui a séduit la vieille dame qui entreprend des démarches pour adopter la petite fille. Malheureusement, la tante est victime d’une attaque qui la laissera handicapée et incapable de prendre soin d’une enfant. La gamine est alors collée dans un pensionnat du New Jersey à l’heure où l’Europe s’enflamme dans une guerre qui n’est pas encore mondiale. L’enfant qui est incontestablement jolie mais peu intelligente en perd son latin au profit d’un mélange d’italo-américain aux accents qui manquent de distinction et surtout manque elle aussi, de succomber à une pneumonie en 41, décidément pas assez robuste pour supporter les rudesses du nord-est du pays. Un vieux cousin au 5e degré établi en Californie accepte de récupérer la jeune fille qui, après un an de solitude dans une maison à la grandeur passée se retrouvera au pensionnat Santa Clara de Venice. Parait-il. On ne se souvient pas vraiment d’elle même si un dossier complet établit ses résultats scolaires jusqu’à ses 19 ans. Elle était discrète a priori, sans doute traumatisée, la pauvre enfant…
Mais alors qu’elle s’apprête à fêter ses 20 ans, tout change. La vieille tante Adelina de New-York trépasse et bien qu’elle n’ait pas achevé les démarches administratives pour adopter sa jeune homonyme, elle lui lègue un petit compte en banque, une petite cassette de bijoux et surtout des bas de laine particulièrement gonflés. La jeune femme se retrouve du jour au lendemain millionnaire et commence par s’offrir un voyage autour d’un monde qui se reconstruit, disparaissant presque durant trois ans avec quelques rares passages dont peu de gens se souviennent. A son retour en 1948, elle achète une maison à Beverly Hills où elle vit discrètement pendant un an avant de laisser l’endroit au silence, n’y vivant quasiment pas et le laissant au bon soin de domestiques qui entretiennent les lieux et prennent soigneusement des messages pour « mademoiselle ».
Adèle Gabrielli fait d’un coup parler d’elle alors qu’en 1950, elle crée une société d’un genre un peu nouveau mais qui va rapidement remporter un vrai succès, gérant l’organisation d’évènementiel dans une ville où les nuits ne sont que paillettes, champagne et fêtes. L’entreprise s’appelle Baroness et organise des évènements allant du gala de charité à la réception très chic, des mariages pour les fortunés et des banquets avec limousine, traiteur, [location de costume] et Guest star, ainsi qu’une couverture médiatique assurée pour « vos plus belles soirées »! Le carnet de contacts est impressionnant, les vedettes s’y bousculent et les photos dans la presse sont superbes. Certaines fêtes sont thématiques, se déroulant dans des décors fabuleux et des costumes magnifiques ; ainsi, durant l’année 53, le must était de se marier à Tara après une arrivée en calèche… On se bouscule aux réceptions et c’est désormais une garantie de soirée réussie que de faire appel à l’expertise de la « Baroness » qui ne manque pas d’apparaitre parfois plus ou moins discrètement selon la nature de la fête.
C’est tout à fait un hasard si, durant ces années la police se met à courir après un « rat d’hôtel » surnommée Pearl puisque le voleur laisse chaque fois derrière lui une perle dans les coffres et les coffrets à bijoux vidés, sur les murs ou les meubles où un tableau trônait… Ce n’est pas comme si le malfaiteur avait besoin d’argent, non. C’est juste que c’est amusant, un sport, un peu d’adrénaline dans des veines froides. Il arrive d’ailleurs parfois qu’on retrouve les objets volés dans des endroits incongrus, ainsi le collier de saphir de la comtesse Machinstein fut retrouvé deux semaines après son vol durant une nuit de gala dans le coffre fort vidé d’un banquier suisse après une réception de vacances… L’individu semble se moquer des riches, de la police, et ses vols sont toujours parfaits ou presque, sans rythme précis, au hasard. On en parle peu dans la presse, et les récits ressemblent plus à un roman feuilleton qu’à de vrais articles. A croire qu’on pourrait en faire un film… #miaou.
Double identité alternative – même si l’une est évidemment bien plus connue que l’autre! -, Adèle Gabrielli est le principal costume de Gaby durant les années 50, l’identité derrière laquelle elle mène l’essentiel de sa vie nocturne et Kat Cooley est connue pour être son assistante. Elle est le costume « Jet Set », et le pilier de son influence Haute-Société & Hollywood de la décennie. Figure publique connue par plusieurs autres vampires, ce n’est pas vraiment une identité « secrète ».
« Pearl », en revanche, l’est… Oui, Gaby s’amuse, et profite de connaitre parfaitement l’organisation, la liste et l’hébergement des invités pour entretenir voire parfaire ses capacités de larceny. C’est naturellement plus pour l’adrénaline et le défi que par nécessité, raison pour laquelle les objets volés finissent souvent par ressurgir même s’il lui arrive parfois de les garder en souvenir, voire plus rarement, de les offrir.
Adresse & contact :
Une maison à Beverly Hills où elle ne vit presque jamais mais y reçoit parfois, essentiellement habitée par Kat.
Siège de la vraie société « Baroness » à Beverly Hills.
Téléphone (ligne 1).
*le certificat de baptême est un vrai, obtenu auprès de contacts dans la Famille italienne lors de son séjour à Rome, mais c’est tout ce qui reste : on ignore totalement ce qu’est devenu l’enfant après sa naissance.