Rebecca Danzi

Née à Paris le 9 avril 1909.

Fille cadette de Justinia & Karl Danzi un industriel d’origine suisse, menant des affaires aux quatre coins de l’Europe, l’enfance de Rebecca semble idyllique au premier abord. Gosse de riche, dans une famille n’ayant jamais connu le besoin, où tout le monde s’entend à merveille, enfant adorée par sa mère tandis que le frère aîné (Peter) est plus proche de son père -héritier oblige- ; oui, tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes….
Mais la famille déménage sans cesse et la petite fille ne se fait aucune amie. Sa mère ne l’adore pas : elle en fait sa poupée, la couvant à l’excès, la changeant plusieurs fois par jour pour animer ses journées tandis que le père n’est jamais là et qu’il n’y aucun autre enfant qui pointe son nez à l’horizon.

La Grande Guerre les épargne en partie : si Karl réussit à éviter le front, son père lui, succombe dans la Marne. Quoiqu’il en soit, la famille s’installe dans le sud de la France, loin des combats, puis en Italie avant de revenir à Paris, ou ailleurs. L’enfant n’a pas la moindre idée de l’endroit où elle habite…
Et la situation empire quand âgé de 10 ans, alors que Rebecca en a 7, Peter part en pensionnat, laissant la petite fille seule avec sa mère possessive et étouffante. Dès lors, Rebecca multiplie les bêtises, les caprices, devient l’incarnation de l’enfant gâtée, refusant d’étudier, de jouer, de parler même parfois. Elle devient difficile avec la nourriture mais sans constance : capable de dire un jour qu’elle déteste la purée et d’en réclamer le lendemain. Les domestiques sont poussés à bout et démissionnent sans arrêt, contribuant à l’instabilité de l’environnement de la gamine… La guerre s’achève sans que la petite fille ait eu conscience qu’elle a eu lieu. En revanche, l’épidémie de Grippe espagnole, elle, va bouleverser sa vie et la priver – ou la libérer?- de sa mère qui décède au début de l’année 1919, mettant fin à cette relation étouffante et creusant un trou béant dans son existence. Rebecca se renferme alors. Son père et son frère n’étant toujours pas présents, la petite fille part vivre chez ses grands parents maternels, puis en pension.
N’ayant jamais eu l’habitude de fréquenter les enfants de son âge, elle est assez incapable de lier une amitié et s’isole terriblement jusqu’à ce que son père, en 1922 lui annonce sa volonté de déménager « aux Amériques ». Peter ira finir ses études en pensionnat puis ira à Harvard sans doute…
C’est accompagné de sa propre mère, Irina, et de ses deux enfants, que Karl Danzi fait la traversée et débarque le 19 janvier 1923 à New York, capitale du nouveau monde…
Et la vie reprend presque comme avant pour la jeune fille de 14 ans qui va enchainer les écoles et les villes inconnues, subissant 4 déménagements en 6 ans, ne se faisant pratiquement aucun ami, de fait, et étant dans l’incapacité de le faire.
Au début de l’année 1927, ce qui reste de la famille s’installe à Los Angeles mais Irina Danzi décède d’une complication pulmonaire. Peter est resté à Philadelphie, Karl… voyage. Lorsqu’il annonce son désir de déménager à nouveau, Rebecca qui est devenue une adolescente têtue autant que superficielle, peu cultivée, solitaire et boudeuse refuse de le suivre et déclare qu’elle veut rester là où sa grand-mère est enterrée*, là où elle peut aller à la plage, croiser des starlettes, fréquenter des gens qu’elle connait depuis presque quelques mois!, là où elle s’est inscrite en faculté et veut « étudier »… Jugeant qu’elle est assez grande, ou qu’il n’a pas les moyens d’imposer son autorité à une enfant devenue une jeune femme qu’il ne connait pas, Karl Danzi accepte, lui offre un petit appartement non loin du Campus, à Santa Monica, avant de repartir installer une nouvelle société ailleurs… who cares?

Rebecca Danzi est une jeune femme qui intellectuellement ayant tout à apprendre, s’est dirigée vers des études littéraires et artistiques.
Cultivant un look bien à elle, associant des robes à la dernière mode à des couleurs originales ou portant assez souvent des costumes masculins à la Marlène Dietrich, elle semble indifférente aux remarques des filles « ordinaires » puisque de toutes façons, les garçons eux ne verront qu’elle ou presque, si elle le décide. Elle garde toutefois généralement ses distances, passant des soirées silencieuses lors des rares fois où elle se joint aux groupes de son âge, ne se fixant d’ailleurs généralement pas et passant d’un groupe à l’autre. Elle étudie le monde, apprend à connaitre les gens de « sa » génération, observe, épie, espionne et cultive le mystère et la snob-attitude de façon naturelle.
Elle apprend aussi à découvrir la littérature et l’art, déteste clairement le Surréalisme, et s’intéresse à la littérature américaine, prenant le contrepied des intellectuels locaux qui, probablement, se paluchent avec le bouquin d’André Breton, décrétant que tout ce qui est français est nul…

Bref, c’est Rebecca, dont la devise semble être « Et sinon, tu peux t’en foutre« .

1929-1943 – l’éclosion

La dilettante Rebecca va arpenter les campus et les cafés, les soirées mondaines ou les fora, les arrières-salles enfumées et les plages de Santa Monica, laissant toujours derrière elle cette impression persistante qu’elle est une jeune femme extra-ordinaire qu’on veut connaitre davantage sans jamais parvenir à la cerner et encore moins à se l’approprier. Elle est cette femme que l’on veut avoir à toutes ses soirées sans savoir où elle vit, cet être à part qui cristallise toutes les attentions quand elle apparait mais qu’on n’ose pas vraiment approcher, cette femme audacieuse qui peut tout se permettre sans que ça choque – avec classe bien entendu! Elle n’est pas à la mode, c’est la mode qui vient à elle.
Elle est une femme moderne qui précède le temps diront certains, celle qui a passé un brevet de pilotage avec Amelia Earhart – et plus tard, écrit une biographie de l’aventurière – probablement rédigé par un nègre. On prétend qu’elle se déplace parfois à moto et qu’elle possède la maison d’un ancien peintre à Venice – Santa Monica, c’est cliché, vous comprenez?

L’étudiante a naturellement mûri et après 7 ans passés à la faculté, ayant obtenu un diplôme en littérature – du moins c’est ce que prétend le papier à en-tête de l’UCLA -, Rebecca Danzi va s’intéresser au journalisme. Héritant à la mort de son père d’une partie de sa fortune – qui fut bien écornée durant la crise économique néanmoins-, la jeune femme va racheter très officiellement le groupe R&G Press deux ans après le décès de la fondatrice. Mais qu’on ne se leurre pas, elle n’est pas une journaliste et se contente d’être la propriétaire. Néanmoins, cette influence médiatique sera une arme mouchetée qui fera régner autour d’elle une aura de pouvoir en plus du mystère évanescent qu’elle cultive à la perfection.
Elle devient avec le temps une incontournable de la Jet Set et passera d’ailleurs sans doute plus de temps dans les soirées, brunch et cocktails que dans les bureaux de son groupe de presse.
On ne lui connait pas de liaison, on lui en prête des dizaines. Chaque fois qu’elle apparait au bras de quelqu’un, homme ou femme -jamais la même personne et souvent juste le temps de son arrivée -, chaque fois qu’elle se fait prendre en photo avec un dandy ou une starlette, les rumeurs vont bon train. A croire qu’elle les crée elle même…
Comme par exemple, celles qui ont couru en 1936 année durant laquelle Rebecca disparait près de 6 mois, ne réapparaissant qu’en début d’année 1937. Certains auront affirmé qu’elle faisait partie du groupe de combat Santa Monica – chose qu’elle n’infirmera jamais – mais d’autres plus sournois comme les Vipères affirmeront qu’elle est allée mettre fin à une grossesse spéculant sur le nom du père tant la chose leur semble certaine. Et c’est effectivement auprès de son frère aîné établi à New York que la mystérieuse Rebecca a mis au monde une petite fille mais ceci est une autre histoire…

*… il y aura vraiment une tombe au nom de Irina Danzi, (1861-1927) dans un des cimetières de LA… c’est devant cette tombe, à quelques rangées de celle de Mitch Gillighan, que Gaby a créé le costume de Rebecca…

____________________________________________________________________

Cette identité n’est plus celle d’une étudiante mais celle d’un pilier de la JetSet et le nouveau propriétaire du groupe R&G Press. Elle est une incarnation de l’influence Media et de l’influence Haute-Société de Gaby, lui offrant naturellement une carte de presse et des entrées auprès de tout le gratin de LA, des soirées privées au lieux à la mode.
Elle est l’identité « principale » de Gaby vis à vis des humains en 1943.

Adresse & contact : une suite du Venetian à Venice ou une maison ayant appartenu à un peintre et donnant sur les canaux avec vue sur la plage (celle de Gaby).

Message à la réception de l’hôtel Venetian. Rebecca Danzi déteste le téléphone. Elle aura sans doute prétendu un jour que ça lui rappelle un souvenir terrible de son enfance. Ou qu’elle n’est jamais chez elle…

===► A noter que Rebecca Danzi est la DEUXIÈME identité alternative « d’étudiante ». La première (Elena Vaughn) utilisée entre 1920 et 1927 a suffisamment servi et une étudiante présente depuis trop d’années sans obtenir de très haut diplôme aurait fini par attirer l’attention. Le costume est donc « rangé » tandis qu’officiellement, Elena Vaughn est partie en Europe.

_______________________________________________________________________

2 réflexions sur “Rebecca Danzi

  1. Très bien. Il va y avoir une question à résoudre pour cette identité, comme pour les autres d’ailleurs : les moyens de contact. Qui veut contacter Gaby sous une de ces identités fait comment ? J’imagine que toutes n’ont pas le numéro de téléphone de la maison. Il y a toujours la possibilité de laisser un mot écrit à la concierge (il y a encore des concierges dans tous les immeubles), mais cela implique pour Gaby de passer régulièrement relever les courriers. Les répondeurs téléphoniques n’existant pas encore, il va falloir soit du secrétariat (possible pour le journal, par exemple), soit s’organiser, soit décider que telle ou telle identité est moins joignable que les autres…

    J’aime

Laisser un commentaire