
Née Margaret Hartwood, le 2 septembre 1902 à Portland, Oregon.
Naissance et enfance ordinaire, de père et mère ouvriers, travaillant dans l’industrie textile, assortie d’une sœur et deux frères. Rien de particulier ne viendra marquer l’existence de cette enfant, ni même de l’adolescente qu’elle fut, élevée dans une pieuse famille baptiste jusqu’à l’année 1918 qui sera une tragédie puisqu’elle emportera la moitié de la famille dont un frère, une soeur et la mère. Margaret sera également gravement malade mais, de façon presque miraculeuse, elle survécut.
Engagée comme ses parents le furent dans une des usines de la région, elle travaille dur et obtient rapidement une promotion qui d’un simple pelotage de genou se termine sur un canapé. Dès le lendemain, Margaret démissionne mais trouve assez rapidement un emploi de petite main auprès d’un couturier réputé de la ville. Avec celui-ci, aucun risque a priori d’attouchement, puisque Monsieur Lockart préfère les garçons et s’en cache peu. Il la trouve douée, vive et lui enseigne quelques rudiments de dessin et de design, envisageant peut-être à terme d’en faire sa première couturière… Bien que les moeurs dévoyées de son boss ont d’abord choqué Margaret, elle finit par s’y faire et accepte la « différence » de cet homme, priant pour lui néanmoins, surtout au début.
En 1920, elle épouse Brian Richardson avec qui elle vit heureuse plusieurs années bien qu’aucun enfant ne vienne illuminer ce bonheur… il semblerait que Margaret ne puisse pas concevoir, sans qu’on ait réussi à en déterminer la raison – car il ne peut être question de stérilité masculine, isn’t it?
Et puis comme toute bonne chose, ce bonheur a une fin. Brian est victime d’un terrible accident sur son lieu de travail, et décède quelques heures après. Margaret est anéantie par le chagrin, trouvant peu de réconfort auprès de sa famille ni auprès de Dieu pour tout dire ce qui lui fait prendre peu à peu ses distances avec l’église. Elle continuera de se rendre aux offices, mais sa foi aura grandement tiédi et son regard sur le monde aura changé. L’hiver 1926 est d’autant plus dramatique qu’elle tombe grièvement malade et manque à nouveau succomber d’une pneumonie, comme nombre de survivants de la grippe espagnole. Malgré l’amitié que son patron a pour elle, un jeune ambitieux prénommé Dereck, en a profité pour prendre sa place, ajoutant des atouts de charme à sa compétence. Après sa convalescence, Monsieur Lockart la reprend à mi-temps mais, inquiet pour sa santé, il lui propose une opportunité et lui offre une chance – qui rendra le beau Dereck jaloux, mais hé… ça a ses inconvénients de trop plaire au patron, c’est qu’il ne veut plus se séparer de vous!-. Monsieur Lockart propose à Margaret de la recommander auprès d’un ami à lui parti s’installer à Hollywood et travaillant désormais en tant que costumier à la MGM. Lui offrant largement de quoi se payer le voyage et une lettre de recommandation, Monsieur Lockart finit de convaincre la jeune femme de déménager et tenter de reconstruire sa vie sous un climat plus clément pour sa santé.
C’est ainsi qu’au printemps 1927, Margaret Inglewood, veuve Richardson, s’installe dans la cité des anges et se voit proposer des travaux d’ajustement de costumes, et un emploi à mi-temps d’assistante costumière à la MGM. Ars Gratia Artis…
Hélas, Edward « Teddy » Ruppell décède quelques jours après avoir engagé Margaret, laissant un merveilleux souvenir dans l’esprit des gens qui l’ont connu, oublieux que Margaret n’a jamais été vue avec lui…
Jeune femme discrète, modeste, peu expansive bien que charmante, Margaret a ses entrées aux studios de la MGM en pleine expansion. Reconnue et appréciée tant pour sa compétence que pour sa douceur, elle ne manque pas de rendre service, sait être à l’écoute et faire la conversation lors de longues séances d’habillage pour les productions de plus en plus prestigieuses de la compagnie. On regrette même parfois que sa santé fragile et ses travaux de couture ne lui permette pas d’être plus souvent présente… Et si certains n’ont pas manqué de remarquer qu’elle pouvait être ravissante, elle repousse poliment et gentiment les approches des quelques courtisans qu’elle pourrait avoir.
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Cette identité est celle d’une costumière à la MGM, offrant à Gaby une entrée discrète dans un studio de cinéma des plus prestigieux, lui permettant d’avoir accès à toute une panoplie de costumes et accessoires, et lui permettant accessoirement d’apprendre certains secrets de maquillage et déguisement pour parfaire ses identités.
Elle lui permet également de pouvoir être à l’écoute des diverses rumeurs et scandales souvent chuchotés entre deux prises ou même de recevoir les confidences de telle ou telle starlette…
C’est également l’identité d’une veuve discrète et modeste qui pourrait, à l’occasion, servir d’appât innocent, de personnalité vertueuse à utiliser selon les circonstances.
Adresse & Contact : vit dans un modeste appartement qu’elle loue dans « mid-wilshire » quartier du centre, situé entre Culver et West-Hollywood.
Ne possédant pas de téléphone et prétextant que cette sonnerie lui rappelle de mauvais souvenirs, il faut lui laisser un message soit écrit, soit auprès de sa concierge qui ne manquera pas de trouver sa pensionnaire charmante et si discrète si on l’interroge! Elle travaille trop cette petite, sans aucun doute, avec sa santé fragile… il faut dire que Margaret ne manque jamais de lui laisser de temps en temps des petites pâtisseries, de belles étrennes à la nouvelle année. Elle lui a même offert un superbe bonnet à Noël… La confrérie des concierges n’est jamais à négliger quand on veut connaitre les rumeurs et potins!
Une réflexion sur “Margaret Richardson”