Myra Farrell

D’origine britannique, née à Preston dans le Lancashire, le 28 novembre 1907, troisième enfant de Mary Ann et de John Thomas Farrell.

Myra aura connu une enfance relativement paisible dans la petite ville anglaise de Preston, petite dernière après George, de 9 ans son aîné, et Elizabeth, 6 ans plus âgée, jusqu’à un premier déménagement vers Manchester afin que son père y trouve un nouveau travail comme contremaitre chez Crossley Motors en 1912 ; sa mère le rejoindra très rapidement dans les bureaux, faisant des travaux de secrétariat et de comptabilité. Mary Ann tient d’ailleurs à ce que ses filles soient instruites, et passe une heure chaque soir à leur enseignement en plus de l’école, rêvant d’en faire des intellectuelles.
En 1915, John et George sont mobilisés. C’est à Verdun que John meurt « héroïquement » tandis que George, gravement blessé, est laissé pour mort puis hospitalisé durant une longue période sans que sa famille en sache rien. Les trois femmes continuent donc leurs vies en l’absence d’homme. Alors que la guerre se poursuit, Elizabeth rejoint sa mère à l’usine pour l’assister car, par la force des choses, Mary Ann assume la charge pleine de comptable, rejoignant comme beaucoup, le mouvement des suffragettes.
En 1919, alors que l’armistice est signé et qu’Elizabeth épouse son fiancé, George fait son retour inattendu et inespéré. Toutefois, il ne restera pas longtemps en Angleterre et part rejoindre l’Egypte dans un premier temps, puis les Indes par la suite.

Et durant toute cette période, Myra grandit, joviale, vive, mais assez solitaire, car sa mère se passionne pour la politique et lorsqu’elle n’est pas à l’usine, elle assiste à des réunions ou les mène, manifeste et rentre peu à la maison. Sa grande soeur, quant à elle, est passionnée par sa vie de couple et ses grands parents sont restés à Preston. C’est donc dans la lecture et la promenade que Myra se réfugie, dévorant les récits de Conan Doyle, puis découvrant ceux d’Agatha Christie qui la passionnent bien plus que les romans de Jane Austen qu’elle juge niais et démodés, leur préférant les romans traduits de Colette. Myra décide qu’elle sera journaliste, ou détective, ou écrivain et commence à prévoir toute une vie riche et trépidante, s’imaginant rejoindre son frère dont les longues lettres sont autant de récits d’aventure sur des continents lointains et exotiques, qui alimentent son imaginaire fertile.
En 1921, Elizabeth et son époux, Edward, décident d’aller vivre aux Etats-Unis, et s’installent à New York…

Mais deux mois après leur départ, Mary Ann est victime d’un tragique accident de voiture à l’usine. L’adolescente part passer quelques semaines à Preston, chez ses grands-parents jusqu’au retour d’Elizabeth et George, venus liquider l’héritage familiale. Après discussion, et vu l’âge avancé des grands-parents et la vie militaire de George, il est décidé que Myra ira vivre à New York, chez sa soeur.
Une fois passée la tristesse, c’est pour l’adolescente une nouvelle vie pleine de perspectives qui s’annonce. Myra finira l’école puis fera quelques études avant d’enchainer de nombreux petits boulots dans des journaux, des administrations, un avocat, et enfin un détective privé y confirmant sa vocation!
Elle rencontre des gens passionnants dont une amie merveilleuse, Jane Montgomery, lesbienne et féministe, qui initiera Myra aux plaisirs saphiques, et lui présentera Whila Carter, ainsi que la petite communauté lesbienne de Greenwich Village. Pour Myra, c’est une nouvelle aventure, rien de sérieux, mais ces rencontres confirment et affirment chez elle une volonté d’indépendance.
De fait, la vie chez Elizabeth et son époux n’est pas aussi idyllique que prévue. Edward accepte très mal la personnalité un peu trop « moderne » de Myra et tâche de lui imposer une sévérité masculine qu’elle n’a jamais connue. C’est un conflit domestique perpétuel qui va durer jusqu’à 1926, où finalement, la jeune femme s’enfuit en emportant ses économies au bras d’un certain James Porter, qu’elle aura épousé, un aventurier charmant qui lui fera traverser l’Amérique d’est en ouest jusqu’à la Californie. Leur idylle fera long feu et c’est face au Pacifique qu’ils décident de se séparer, actant leur divorce à Reno auprès d’un dénommé Paul Di Carlo… Tandis que James repart vers d’autres horizons, Myra décide de s’installer à Los Angeles, et de faire honneur à Agatha Cristie en y ouvrant une agence de détective privé, en collaboration avec ce charmant avocat…

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Cette identité est celle d’une Détective privée, possédant une licence permettant à Gaby de fouiner un peu partout, et tout un panel de « licences » et cartes professionnelles factices, lui permettant d’enquêter sur les lieux d’un sinistre, de visiter des maisons pour « évaluation », et de justifie sa présence un peu partout. Elle possède également un permis de port d’arme.
C’est aussi une identité de femme « moderne », une aventurière pétillante, séduisante et indépendante, ouverte d’esprit, fréquentant sans doute les milieux féministes et intellectuels.

Adresse et contact : Ses « bureaux » sont situés tout au nord de Downtown sur Lucas avenue -qui borde le sud de Westwood south-. L’agence possède une ligne de téléphone – la plupart de ses appels à Paul se font d’ici- mais étant peu souvent à son bureau et n’ayant pas encore de secrétaire, il vaut mieux laisser un message soit dans sa boite, soit au concierge de l’immeuble (qu’elle chouchoute également : « Vive le fraternité des concierges » bis).

===► C’est la petite dernière et l’identité n’est pas encore « parfaite ». Elle se fera en collaboration avec Paul Di Carlo (allié à 1) à qui elle a proposé d’occuper ses heures perdues à mener des enquêtes sur LA pour lui et ses affaires de divorce, prétendant que la presse l’intéresse de moins en moins et qu’elle va probablement vendre R&GPress d’ici peu de temps (à une future ID alternative). Paul saura donc que c’est une ID alternative de Gaby qui lui expliquera que c’est une façon pour elle de se servir de ses talents d’actrice et de s’amuser dans sa vie ennuyeuse!
===► L’agence et l’ID seront sans doute à terme la « vitrine » du « Courtier de l’ombre ».
===► A noter que le premier roman mettant en scène Miss Marple sort en 1930!..

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